L’amour de l’entrepreneuriat est dans le pré de Saint-Joseph

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Par Hubert Lapointe
L’amour de l’entrepreneuriat est dans le pré de Saint-Joseph
Michael Roy.

SAINT-JOSEPH. Le conférencier du dernier Déjeuner Reconnaissance de la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Joseph, qui a eu lieu au restaurant Le Journel, était l’agriculteur Michael Roy. Si le grand public a connu l’homme à l’émission « L’Amour est dans le pré » l’an dernier, la trentaine de convives de l’activité du mercredi 28 février ont surtout fait connaissance avec l’entrepreneur.

La famille de M. Roy possède trois fermes laitières, toutes à Saint-Joseph. Le premier élément de sa présentation a levé le voile sur un investissement récent d’environ 500 000 $ pour l’achat de deux robots de traite. Ceux-ci permettront d’augmenter la production, tout en améliorant la qualité de vie des animaux.

Difficile relève

Pour se lancer en affaires dans le domaine agricole, celui qui est également président d’Agri-relève sait qu’il est nécessaire de trouver un cédant ouvert d’esprit qui sera prêt à faire des concessions. « Avant cinq ans, tout l’argent va aux paiements. C’est un coup à donner. Ça ne nous donne pas un gros salaire, mais ça nous permet de développer notre entreprise », dit-il.

Dans le même ordre d’idées, il incite les jeunes à s’impliquer le plus tôt possible. « Ça vaut la peine de commencer tôt pour avoir une ferme viable à 30 ans. Moi, je n’ai aucun regret. Il y a de la place pour la relève. […] Avec le départ des baby-boomers, il va y en avoir des fermes à vendre dans les prochaines années! »

Questionné à propos de la main-d’œuvre, il sait que la recherche est difficile parce que les conditions de travail ne sont pas de tout repos. En ce qui le concerne, il emploie un travailleur étranger originaire du Guatemala depuis le mois de septembre. « J’aurais dû l’embaucher avant. Il est tout le temps fiable. C’est devenu mon coloc », a-t-il continué.

En ce qui a trait à sa participation à « L’Amour est dans le pré », il ne regrette rien et recommencerait volontiers. « J’ai rencontré trois bonnes candidates. […] C’est dur pour une personne de vivre avec un agriculteur quand elle n’est pas prête à travailler sept jours sur sept… Mais, on a d’autres bonnes qualités! », a-t-il plaisanté.

« C’est inspirant de voir des jeunes qui ont du cœur au ventre. […] Ça ne s’apprend pas la passion d’être entrepreneur! », a commenté en fin d’événement Pierre Gilbert, maire de Saint-Joseph-de-Beauce.

 

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