Michelle et Mario prennent le pouls de Cuba à vélo

Par lynda_cloutier
Michelle et Mario prennent  le pouls de Cuba à vélo
Mario Ellyson et Michelle Frénette.

Michelle Frénette et Mario Ellyson de Sainte-Marie, un couple qui aborde la soixantaine, voyagent autrement. À vélo et sans forfaits. Ce printemps, ils ont mis le cap sur Cuba. Une île tout simplement magnifique pour ce genre de périple, disent-ils.

Le 6 avril, les deux Beaucerons entamaient leur aventure. Pendant six semaines, ils ont sillonné une bonne partie du pays; ils ont parcouru 1400 kilomètres.

Voyager à vélo, relatent Michelle et Mario, concourt à garder la forme, bien sûr, mais c’est aussi une façon de s’imprégner davantage des paysages, des petits moments de la vie et des contacts humains.

S’arrêter dans les villages, sentir les odeurs, partager la même route que l’agriculteur qui transporte ses fagots de bois avec son cheval et sa charrette, en observer un autre qui laboure avec ses bœufs…, voilà des images qui se sont offertes aux deux cyclistes au cours de leur voyage.

Sécurité et bouffe

Pour Michelle et Mario, il ne fait aucun doute que l’île de Fidel Castro est sécuritaire autant sur la route que dans le sens général. Le couple a même été surpris par la qualité de l’hébergement et de la nourriture.

De la bonne bouffe à Cuba?  Oui, affirment les voyageurs qui, en fait, logeaient dans des «casas particulares», l’équivalent de nos couettes et cafés où la qualité des repas détrône largement celle des complexes hôteliers où ils ont résidé à l’occasion.

Plus facile de trouver du rhum que de l’eau

Au fil des quelque 70 kilomètres franchis chaque jour, le plus ardu était le ravitaillement en eau. À des températures oscillant entre 35 et 40 degrés Celsius et avec 60 livres de bagages chacun, inutile de dire qu’il en fallait une bonne dose.

Oubliez les magasins entre les villages, il n’y en a pas et même dans les agglomérations que les voyageurs traversaient, «c’était souvent plus facile de trouver de la bière et du rhum», souligne Mario. Quant à la petite crème glacée, qu’un jour, on avait voulu s’offrir après quelque six heures de coups de pédales, il avait fallu l’oublier. Le couple ne possédait pas de pesos cubains, seulement ceux qui sont destinés aux touristes.

Voulez-vous un taxi?

Ce sont surtout les petites localités que les Michelle et Mario ont appréciées. On ne s’y sentait pas importunés par les vendeurs, chauffeurs de taxis et autres. À Santiago, par exemple, la deuxième ville la plus populeuse de l’île, on voulait tellement aller reconduire les cyclistes à leur lieu d’hébergement qu’ils ont fini par leur dire oui, sauf qu’ils ont suivi le taxi en vélo. L’homme a tout simplement pavé la voie.

Mais Cuba, c’est aussi et surtout un pays de courtoisie comme l’a prouvé le premier hôte des Québécois qui a effectué toutes les réservations de séjour du couple.

Une façon de découvrir

Cela fait maintenant quatre ans que ces deux Mariverains ont adopté le vélo pour voyager. Ils ont 17 000 km dans le corps. Leur plus long parcours a consisté en la traversée du Canada. Le trajet de 7 500 km s’est échelonné sur cinq mois. Prochaine étape : la Côte Nord. Ce voyage prévu en août se traduira par 1200 km de route.

Pour le reste, le couple verra, mais une chose est certaine : Mario et Michelle se proposent d’autres découvertes  où ils pourront fixer dans leur esprit des images nouvelles.

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