Les agriculteurs ne voteront pas conservateur

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Par Hubert Lapointe
Les agriculteurs ne voteront pas conservateur
Leur message principal rappelait les promesses du parti Conservateur de protéger l'intégralité de la gestion de l'offre dans les négociations entourant le Partenariat transpacifique.

Une quinzaine d’agriculteurs de Sainte-Marie sont arrivés au Centre Caztel à bord de leur tracteur, le lundi 19 octobre, afin de montrer qu’ils ne voteront pas pour le candidat conservateur Maxime Bernier.

« On ne veut pas dire pour qui on vote, mais on vient tous voter contre Bernier », a lancé l’un d’eux. Leur message principal rappelait les promesses du parti de protéger l’intégralité de la gestion de l’offre dans les négociations entourant le Partenariat transpacifique, promesse qui n’a pas été respectée selon eux.

« Les conservateurs ont fait d’importantes concessions. Il faut que Maxime Bernier arrête de nous mépriser. C’est nous qui le nourrissons. On espère que le prochain gouvernement prendra les mesures pour contrôler les importations », ont-ils poursuivi.

Entre autres, ils ont mentionné que le pays importe environ 10 % de ses besoins en lait diafiltré, ceci alors que les fermes québécoises connaissent des surplus de stock. Aux dires des producteurs présents, ça représente des pertes d’environ 1000 $ par ferme par semaine. « Les fromageries utilisent du lait en poudre venu des États-Unis. Nous, on suit les normes de qualités canadiennes, mais pas les États-Unis. Et le consommateur n’a aucune idée de ce qu’il consomme. Sur l’emballage, il est écrit “substance laitière modifiée”, ce qui veut dire pas mal de choses… », ont-ils continué, en ajoutant qu’ils sont obligés de gérer eux-mêmes leurs surplus.

Dans le même ordre d’idée, une étude menée cet été par Agropur a révélé que dans les sept pays de l’Union européenne qui ont abandonné la gestion de l’offre, les consommateurs payent désormais 2 % de plus leur carton de lait. « Les seuls gagnants sont les distributeurs et les transformateurs. Nous recevons 71 cents le litre alors qu’il se vend plus de 1,50 $ à l’épicerie. La “motte” est mal répartie. »

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