Le secteur public s’impatiente

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Par Hubert Lapointe
Le secteur public s’impatiente
Sans offre sérieuse

Toujours en attente d’une réelle proposition gouvernementale, des milliers d’enseignants, professionnels, techniciens et autres fonctionnaires étaient en grève, les 12 et 13 novembre derniers.

Les récentes offres par le Conseil du trésor, présentées le 6 novembre dernier, mentionnaient des augmentations de salaire de 3 % sur cinq ans, soit 0 % la première année, 1 % pour les trois années suivantes, suivies d’un autre 0 % la cinquième année. « C’est changer quatre trente sous pour une piastre », a prononcé Steve Dorval, président régional du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec. Il rappelle que la proposition initiale était aussi de 3 % sur cinq ans, mais 0 % les deux premières années et 1 % pour les trois subséquentes.

De plus, le gouvernement a retiré sa demande de calculer les régimes de retraite sur les huit meilleures années plutôt que les cinq ans initiales. « Ça revient à ce qu’on avait. L’employeur enlève des demandes que LUI a faites. Il n’y a pas de gain », de continuer M. Dorval.

Ainsi, puisqu’ils ne considèrent pas qu’ils aient eu une réelle offre sur la table, les employés du secteur public ne feront pas tout de suite de contreproposition. « Une offre en bas du coût de la vie, c’est inacceptable. […] Hydro Québec a augmenté le salaire de ses employés de 2,5 %. On devrait obtenir une offre similaire, car après tout, nous avons le même employeur! »

À Sainte-Marie, des manifestantes ont souligné que leur salaire n’a jamais augmenté après 28 ans dans la fonction publique. « Les employés de bureau n’ont pas de primes au rendement. Il n’y a pas d’austérité au Québec, c’est juste que c’est toujours les mêmes qui ramassent tout! Est-ce que c’est parce que les employés sont majoritairement des femmes que c’est comme ça? », questionnent-elles.

La grève des 12 et 13 novembre touchait les régions du Bas-Saint-Laurent, Capitale-Nationale, Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches, Côte-Nord, Estrie, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Mauricie et Montérégie. Les 9 et 10 novembre, le mouvement avait commencé en Outaouais, Abitibi-Témiscamingue, Laurentides, Lanaudière, Saguenay-Lac-Saint-Jean et Nord-du-Québec, pour se terminer les 16 et 17 novembre à Montréal et Laval.

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