Fermeture devancée du quart de soir

ALIMENTATION. L’entreprise Olymel choisi de mettre fin aux opérations de son quart de soir plus tôt que prévu à son usine de Vallée-Jonction. D’abord planifié pour cesser ses activités vers la mi-septembre prochain, le quart de production de soir, qui regroupe 260 employés dont 75 travailleurs étrangers temporaires, mettra définitivement fin à ses opérations le 22 juillet prochain.

L’entreprise cite les difficultés inhérentes à la disponibilité de la main-d’oeuvre et au départ de 161 employés depuis l’annonce, le 14 avril dernier, de la fermeture définitive de l’usine d’abattage, de découpe et de désossage de porcs pour le 22 décembre prochain.

Ainsi, à leur retour de vacances le 7 août prochain, tous les employés de production affectés à ce quart de soir viendront grossir les rangs des employés oeuvrant aux opérations de jour. Cette nouvelle répartition des effectifs n’entraînera aucune mise à pied, précise l’entreprise.

Rétention et relocalisation des employés

Par ailleurs, la direction de l’usine de Vallée-Jonction indique avoir mis en place un programme de rétention de ses employés, ayant signé le 1er juin dernier une lettre d’entente avec le Syndicat des travailleurs d’Olymel à Vallée-Jonction (CSN) sur l’attribution de primes de rétention au travail dans le but d’assurer le maintien des opérations de la chaîne jusqu’à la fermeture en décembre prochain. Cette prime sera calculée en nombre de semaines et selon l’ancienneté de chaque employé.

Sur le reclassement et la requalification des employés, Olymel indique avoir mis en oeuvre un plan de relocalisation volontaire pour celles et ceux souhaitant demeurer au sein de l’entreprise et occuper un poste dans un autre établissement. Les usines spécialisées dans l’abattage et la découpe de porcs et situées à Yamachiche, Saint-Esprit, Ange-Gardien, Princeville et Sherrington, ainsi que l’usine de surtransformation de porc de St-Henri font partie du plan de relocalisation.

Les démarches visant la relocalisation se poursuivent toujours alors qu’une centaine d’employés se sont inscrits dans ce processus toujours en cours et dont le bilan se fera à l’automne. Un comité de reclassement a également démarré ses activités avec la collaboration de Services Québec pour les employés désireux de donner une nouvelle orientation à leur carrière.

Par ailleurs, les démarches avec les 123 travailleurs étrangers temporaires rattachés à l’usine de Vallée-Jonction se sont poursuivies sur une base régulière depuis le 14 avril dernier, notamment sur les possibilités de relocalisation dans d’autres usines d’Olymel, ainsi que les démarches auprès des autorités gouvernementales en mesure de prolonger des permis de travail, d’en délivrer de nouveaux ou de se prononcer sur toute autre demande. Olymel fera le bilan de ces démarches sous peu.

Vacances remodelées

De plus, le calendrier de vacances prévues pour l’ensemble des employés de l’usine de Vallée-Jonction sera modifié pour le faire coïncider avec les vacances de la construction, c’est-à-dire les deux semaines débutant respectivement le 23 et le 30 juillet. L’usine cessera toutes ses opérations pendant ces deux semaines, sauf pour les travaux d’entretien et de sanitation. La dernière journée d’abattage avant ces vacances aura lieu le jeudi 20 juillet. Les abattages reprendront le lundi 7 août alors que les activités de découpe, de désossage et d’emballage pourront redémarrer le mardi 8 août, ce calendrier ayant notamment l’avantage de faire bénéficier tous les employés d’un jour de vacances additionnel.

RESPECT DE L’ENTENTE CONCLUE AVEC LES ÉLEVEURS DE PORCS DU QUÉBEC

Toutes ces mesures respecte le volume d’abattage prévu dans l’entente signée avec les Éleveurs de porcs du Québec en avril dernier, indique l’entreprise, rappelant avoir accepté de maintenir en opérations l’usine de Vallée-Jonction pendant plusieurs mois et ainsi poursuivre l’abattage tout en soutenant la période de transition de l’industrie.

Enfin, la direction d’Olymel tient à préciser que malgré de nombreux échanges et des communications menés avec des groupes et des personnes intéressés par l’avenir des installations de l’usine de Vallée-Jonction, l’entreprise n’a, à ce jour, reçu aucune proposition formelle.