Pont fermé: des contrecoups évidents au cœur de Saint-Joseph

Eric -Gourde
redaction@beaucemedia.ca

Pont fermé: des contrecoups évidents au cœur de Saint-Joseph
Les commerces de Saint-Joseph essaient de composer avec les effets de la pandémie, mais aussi du pont de la rivière Chaudière (Photo : gracieuseté.)

ÉCONOMIE. La fermeture prolongée du pont surplombant la rivière Chaudière à Saint-Joseph a eu inévitablement des conséquences. Six mois plus tard, il est certain que les impacts sur les écoliers de quelques localités ont été évidents, de même que ceux sur la vie sociale des gens concernés.

Il est toutefois encore difficile de mesurer les impacts économiques de la situation. Annick Gagnon, présidente de la Chambre de commerce de Saint-Joseph, observe que la situation peut être différente pour les commerces, selon leur identité ou leur localisation, mais une baisse est évidente. « Ça dépend des secteurs de la ville et des secteurs d’activité. Nous avons fait un sondage auprès de nos membres et la plupart des réponses reçues, la plupart des commerces et services voyaient une baisse d’achalandage et de consommation. On aimerait savoir pourquoi le pont a été fermé aussi longtemps, mais c’est difficile d’avoir des réponses. »

Martin Lessard du Dépanneur Pétro-Canada, situé à la sortie sud de Saint-Joseph, lui, est convaincu d’avoir perdu des clients. « C’est difficile à quantifier, mais on en a perdu c’est certain. À titre d’exemple, des gens qui travaillent à Saint-Frédéric et qui demeurent à Beauceville avaient l’habitude de passer devant le commerce et de s’arrêter ne le font plus, puisqu’ils traversent la rivière directement à Beauceville. Je ne vois plus certains visages depuis plusieurs semaines. »

Propriétaire du Garage Rémi Poulin, situé entre Saint-Joseph et Vallée-Jonction, Steve Poulin remarque lui aussi des changements depuis la fermeture du pont. À l’inverse, il pense avoir gagné quelques clients en raison de sa situation. « On ne vend -peut-être pas plus, mais il y a davantage de circulation devant le commerce. Je suis du bon côté de la rivière et du village et comme plusieurs doivent faire le détour par Vallée-Jonction par obligation, il y a plus de circulation sur la 173 qu’avant. »

Pour Annick Gagnon, les efforts et les réflexions se tournent maintenant vers la recherche d’une façon pour attirer les gens dans les commerces de -Saint-Joseph. « Il faudra ramener les gens de l’ouest du côté est de la rivière. Il faudra ramener ce sentiment d’appartenance à nos commerces une fois le pont rouvert. Autant les gens de Saint-Joseph-des-Érables que ceux de Saint-Frédéric, Saint-Jules ou même Tring-Jonction qui sont allés ailleurs. »

Martin Lessard espère seulement que les gens ayant adopté de nouvelles habitudes reviendront à leur ancienne routine. « Des gens qui changent leurs habitudes vont peut-être les garder. Des clients perdus ne reviendront peut-être pas. On ne le souhaite pas, mais le temps nous le dira. »

Une inquiétude que partage Annick Gagnon. « C’est notre inquiétude première. Des gens ont affaire à Saint-Joseph. Ceux-là seront plus faciles à ramener chez nous, mais ceux qui n’ont pas d’engagement, pourquoi reviendraient-ils chez nous ? Sainte-Marie et Saint-Georges ont peut-être des attraits que nous n’avons pas, alors il faut trouver une façon de les attirer chez nous. »

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