Décor beauceron pour le nouveau court-métrage d’Alexandre Dostie

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Par Frederic Desjardins
Décor beauceron pour le nouveau court-métrage d’Alexandre Dostie
Alexandre Dostie (dos) donne des directives aux acteurs, lors d’une scène tournée à Saint-Évariste-de-Forsyth. (Photo : Gracieuseté – Vincent Biron)

Après le succès de Mutants, son premier court-métrage, Alexandre Dostie a approfondi ses talents comme scénariste et réalisateur avec «Je finirai en prison».

D’une durée de 23 minutes, le film a été tourné en novembre 2018 sur différents sites beaucerons.

Le cinéphile assiste à la fuite de Maureen Sauvageau (Martine Francke) qui prend fin abruptement lors d’un accident de voiture meurtrier, au milieu d’un rang enneigé. Maureen doit vivre avec son blâme personnel et les angoisses de Jelly la Soucoupe, un jeune drogué attachant.

«J’ai eu plusieurs influences pour l’écriture du scénario. Mon ami Stéphane m’a parlé de sa tante Paulette, une petite femme qui roulait vite dans son pick-up entre Val-d’Or et Amos. J’ai aussi pensé à ma jeunesse en Beauce et aux femmes qui veulent fuir pour se refaire une vie», explique le cinéaste de Saint-Honoré-de-Shenley.

Conditions difficiles

Alexandre Dostie (à droite) discute avec l’acteur Émile Schneider, interprète de Jelly la Soucoupe. (Gracieuseté – Audrey Brulotte)

Initialement, le tournage devait se dérouler pendant sept jours dans un décor automnal. Toutefois, la Beauce était déjà recouverte d’un manteau blanc en novembre 2018.

«Il a fallu adapter les costumes, ajouter des accessoires et chauffer les tentes des sites de tournage. On a utilisé une motoneige pour se rendre au lac aux Grelots (Saint-Évariste-de-Forsyth) pour la scène de la cache», dit Alexandre Dostie.

La scène de l’accident a été tournée sur le rang Petit-Shenley, près de Saint-Éphrem. Le parc-choc du véhicule de Jelly la Soucoupe a été «sculpté» par Jean-Pierre Roy, un excavateur beauceron, pour simuler les dommages d’une collision.

Quant à la camionnette de Maureen, elle refusait souvent de démarrer. «Comme mécanicien, mon père Sylvain nous a beaucoup dépannés. On a utilisé un cascadeur pour filmer l’accident en prise de vue extérieure», mentionne Alexandre Dostie.

Les autres scènes ont été tournées à Saint-Benjamin, Saint-Hilaire-de-Dorset et Saint-Bernard. Chacun des endroits choisis est le résultat de repérages.

«On a roulé 800 kilomètres sur des routes secondaires pour trouver l’endroit parfait où filmer l’accident. Dès six heures le matin, on devait être prêt pour des journées de travail de 16 à 18 heures», explique Alexandre.

Aucune pression

Martine Francke joue le rôle de Maureen Sauvageau. (Gracieuseté – Audrey Brulotte)

Mutants a remporté son lot de distinctions, dont le prix du meilleur court-métrage canadien au Festival international du film de Toronto. Mutants avait été couronné en 2017 au Canadian Screen Awards (meilleur court-métrage dramatique) et au Gala Cinéma Québec (meilleur court-métrage de fiction), ainsi que projeté dans une centaine de festivals.

Avec Je finirai en prison, Alexandre Dostie a gagné le prix du public (court-métrage) au dernier Festival de cinéma de la Ville de Québec. Ce film a été présenté à Toronto et au Mexique, lors du Guanajuato International Film Festival.

«Cette fois, je n’ai aucune attente pour gagner des prix. L’important, c’est d’améliorer mes techniques. Je travaille déjà sur un scénario de long-métrage qui se déroulerait en Beauce. C’est plus de contraintes pour tourner en région, mais la Beauce est authentique», affirme Alexandre.

Je finirai en prison sera projeté ce samedi 5 octobre à 19h30 au Festival de film de Saint-Séverin, en présence d’Alexandre Dostie. Le court-métrage sera bientôt disponible sur la plate-forme Vimeo. Pour plus d’information sur le film, visitez la page Facebook Je finirai en prison – I’LL END UP IN JAIL.

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