L’UPA dénonce le refus d’un changement à l’assurance récolte

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Par Frederic Desjardins
L’UPA dénonce le refus d’un changement à l’assurance récolte
Bernard Généreux, député de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup ; James Allen, président de l’UPA Chaudière-Appalaches ; Gilbert Marquis, président de l’UPA Bas-Saint-Laurent ; Martin Caron, premier vice-président de l’UPA Chaudière-Appalaches. (Photo : Gracieuseté)

AGRICULTURE. > En compagnie de parlementaires de l’opposition officielle à Ottawa, l’Union des producteurs agricoles (UPA) critique sévèrement l’attitude d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) dans un dossier sur l’assurance récolte.

Selon l’UPA, le prix du foin a presque doublé sur le marché, en raison de la pénurie provoquée par la sécheresse de l’été 2018.

Les paramètres actuels du programme d’assurance de La Financière agricole du Québec (FADQ) ne protégeraient pas convenablement les entreprises contre les risques associés aux conditions climatiques et phénomènes naturels incontrôlables.

«La FADQ s’appuie sur les données reçues des stations météorologiques pour mesurer l’ampleur des pertes. La méthodologie actuelle prévoit des ajustements lorsqu’il y a de la pluie intense dans les trois derniers jours de la période de croissance. La majorité des pluies enregistrées en 2018 sont arrivées dans les six derniers jours», précise l’UPA.

De trois à dix

La FADQ propose de faire passer ces ajustements aux dix derniers jours. Considérée comme une modification aux paramètres de couverture en cours d’année d’assurance, cette démarche doit être validée par AAC.

Malgré les représentations répétées de la FADQ, du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et de l’UPA, AAC refuse d’accorder son approbation et renvoie constamment les producteurs à la FADQ.

«AAC justifie son refus par le fait qu’un précédent serait créé à la suite d’une modification des paramètres de couverture en cours de saison. Nos juristes nous assurent que ce n’est pas le cas. AAC doit cesser son entêtement», estime Martin Caron, premier vice-président de l’UPA Chaudière-Appalaches.

«L’attitude d’AAC est inexcusable. Compte tenu des circonstances climatiques exceptionnelles, il est évident que les paramètres de calcul devaient être revus. Le programme doit répondre aux attentes raisonnables des producteurs en les indemnisant adéquatement», d’ajouter James Allen, président de l’UPA Chaudière-Appalaches.

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