Votre entreprise est-elle prête pour le 4.0?

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Par André Boutin
Votre entreprise est-elle prête pour le 4.0?
Les entrepreneurs invités : Jean Gaudreault, Véronique Roy et Gabriel Allard.

AFFAIRES.  > Prête? Pas prête? La question ne devrait même plus se poser pour les gestionnaires qui désirent s’arrimer au vent de bouleversement qui affecte le monde des affaires.

C’est du moins ce que croit la Chambre de commerce et d’industrie Nouvelle-Beauce qui a invité ses membres à participer à un dîner d’information sur l’avènement de la transformation 4.0. Une soixantaine a répondu à l’appel.

Le 4.0, c’est le virage numérique et technologique qui permet à l’entreprise d’obtenir des données précises et en temps réel de toutes les étapes de fabrication. Une action incontournable qui implique des réaménagements en matière de processus, d’expérience client et de ressources humaines.

Les discussions étaient menées par Nancy Jalbert, de Raymond Chabot Grant Thorton, qui s’était adjoint la présence de trois représentants d’entreprise qui ont fait le virage 4.0 soit Véronique Roy, de Plastique Micron, Jean Gaudreault, de Garant, et Gabriel Allard, de Métal Bernard.

La clé : de meilleures données

Selon Nancy Jalbert, encore trop d’entreprises beauceronnes évaluent leur coût de revient, leur inventaire et les délais de production de manière manuelle.

La venue du 4.0 a permis à Plastique Micron de découvrir, par exemple, que certains produits ne généraient pas de profits, et qu’il y aurait lieu de les abandonner ou de réajuster leur prix.

Chez Garant, il est maintenant possible, dans 99% des cas, de livrer une commande en trois jours. «Le contrôle des données permet une meilleure relation avec les clients puisqu’on peut les informer immédiatement, sans délai», précise-t-il.

Des employés plus autonomes

Pour Jean Gaudreault, un directeur peut devenir le goulot d’étranglement d’un processus si toutes les décisions passent par lui. La présence de meilleures données et en temps réel permet aux employés d’être plus autonomes et de prendre eux-mêmes des décisions.

De plus, selon Véronique Roy, si la transformation 4.0 attire les jeunes générations qui vivent avec un iPad depuis leur naissance, l’adaptation des plus vieux employés se réalise plus facilement qu’on pourrait le croire. «Nous avions un employé qui faisait son inventaire avec des jumelles pour compter les caisses qui restaient en stock. Quand nous lui avons fourni un lecteur optique, nous avons vu dans ses yeux qu’il songeait à rendre sa retraite! Eh bien, il est toujours avec nous!»

Si le 4.0 n’est pas la seule solution à la pénurie de main-d’œuvre, «il permet quand même de faire plus avec le personnel en poste», a indiqué Gabriel Allard.

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