La boxe: une thérapie

Collaboration spéciale
Marie-Ève Gosselin

La boxe: une thérapie
Junior Laverdière conseille régulièrement ses poulains pendant un combat et même hors de l'arène. (Photo : gracieuseté)

SPORTS. Junior Laverdière est un professeur de boxe accompli, certes, mais aussi un coach de vie. Certains de ses boxeurs qu’ils entraînent pour différentes raisons à son Club de boxe de Sainte-Marie. Leur but, apprendre la boxe mais également voir à améliorer leur qualité de vie.

Certains ont des problématiques de TDAH, Parkinson, autisme. Homme de conviction, M. Laverdière souhaite le meilleur pour ses élèves, si disant prêt à consacrer tout le temps qu’il faut et même plus à certains d’entre eux. 

Une dame dans la cinquantaine, s’est déjà entraînée à son Club alors qu’elle avait reçu un diagnostic de Parkinson.  » La boxe m’a aidé à stabiliser mon état de santé, améliorer ma condition physique, ma coordination et ainsi conserver mes capacités pour une meilleure qualité de vie « , dit-elle. 

Un jeune homme, ayant le syndrome d’autisme, s’entraîne aussi au club. Aux dires de son père, l’entraînement a amélioré ses comportements sociaux ainsi que sa confiance en lui Son fils a ainsi augmenté sa capacité d’adaptation à différentes situations qui peuvent arriver dans la vie, a élargi son environnement social, augmenter son sentiment de valorisation, il est davantage extraverti, tout en ayant développé une amitié profonde et sincère avec son coach.

D’autres boxeurs rencontrés sur place déclarent avoir un TDAH. La boxe les amène se dépasser à chaque entraînement. Ils apprennent les techniques de base, les différents coups ainsi que les déplacements. La répétition des coups autant devant le miroir que sur le sac de boxe, aide leur capacité de concentration dans les tâches quotidiennes. La boxe exige de la rigueur, de la discipline et de la persévérance, ce qui amène à un dépassement de soi. Après leur entraînement, le sommeil, la concentration, la confiance en moi et la gestion du stress sont meilleurs. 

Aux dires de M. Laverdière, certains entraineurs ne seront pas intéressés à entraîner ce type de clientèle, puisqu’aucun ne voudra ou pourra éventuellement prendre part à des combats, ceux-ci n’atteignant pas un niveau pour initier des combats dans un ring.  » Au contrire, c’est un beau défi. Je sais quand un boxeur ne file pas par son comportement. Lors de la séance d’entraînement, j’aurai souvent des confidences « , ajoute celui qui entraine présentement de 5 à 60 ans. 

Un gala de boxe est d’ailleurs prévu ce samedi 17 septembre au Club de boxe Aly de Sainte-Marie. Plusieurs membres du Club monteront sur le ring afin de combattre, dont le propriétaire et organisateur de l’événement, Junior Laverdière. 

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