Chu su’l tchu

Chu su’l tchu

Crédit photo : gracieuseté

COMMENTAIRE. J’en r’viens pas, pis j’pas achallé de’l dire. C’est terrib comment la région s’est arnipée depuis une coupell d’années! Moé, des gensse qui savent bien s’accorder pis qui mettent leurs tchulottes, je trouve ça ben d’adon.

Pour un gars d’la grand ville (mais j’me suis crochté une blonde beauceronne) comme moé, j’étais habitué des politicailleux qui s’en font accrère. Ils zigonnent, ils ambitionnent su’l pain bénit… On va’l dire, c’est des bons r’dgin. C’pas d’avance, ça allait mal à shop. Maudite chédèvre! (Hommage à mon beau-père.)

Depuis que chu hé nous, j’en ai des frémilles dans les jambes. Par icitte, les babines suivent les bottines! Uss à Sainte-Marie, hé vu arsoude la passerelle et l’Éco-Shed au Parc Taschereau, le Pont Beshro qui fait er’tontir les sniqueux, le Centre Caztel qui amène bien de l’agrément, le ben swell Centre médical, le Cégep toujours plus d’équerre, le terrain de foot pis beto celui de biseball à la poly, et les quatre pharmacies ont été arnipées! Pis ça, c’est sans parler des entreprises, des ratoureux qui sont loin d’avoir les mains pleines de pouces. Vous n’arrêtez pas? Messemble, il y a un boutte à toute! Eh non, vous avez’l piton collé. Ch’capote!

C’pas toute! Aucun pelleteux de nuages dans région. Vous n’êtes pas du genre à crapauter. Écornifleux peut-être, boqués un peu, mais des bons yables, placoteux, qui se mouillent le canayen quand il fait soif dans djeule et qui ne s’empêchent pas d’amener leur panel sous le carpaute pour faire une p’tite saucette. Et si’l truck termine sa course dans le fossette d’un chemin pas allabe à cause d’un chevreux, y’a toujours un jack pour venir le jaller, et ce, même quand il bremasse (Merci Judith!).

Quand je me suis viré l’capot pour débarquer dans’l coin, j’t’étais pas r’gardants parce que d’ayou que’j viens, c’tait pas vargeux. Chtéchoeuré! C’était final bâton, et elâ, en-dessour des jackets et des bottes à douilles, j’ai découvert du monde vaillant, qui marchent dret et qui ont de la jugeote dans la canisse. Bref, chu ben fier d’être un jarret noir d’adoption! Y’me manque juss la parlure…

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Vous aurez compris qu’il s’agissait d’un petit exercice de style. Je suis conscient que personne n’utilise toutes ces expressions en même temps. L’objectif était de rendre hommage à ma manière à la région qui m’a chaleureusement accueilli il y a près de huit ans maintenant. Continuez d’être de bons vivants et merci à tous!

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