Une belle réponse du public

Eric Gourde 
redaction@beaucemedia.ca

Une belle réponse du public
Le directeur du festival, Van Delorey, et sa conjointe se sont assurés que le confort était de mise au cours de la fin de semaine. (Photo : Eric Gourde redaction@lavoixdusud.com)

CINÉMA. Le Festifilm de la Beauce à Saint-Séverin était de retour après deux ans d’absence les 16, 17 et 18 septembre dernier et a somme toute réussi son pari en attirant environ 1 200 personnes, soit un nombre similaire aux années antérieures.

L’organisation avait toutefois effectué plusieurs changements à ses façons de faire, notamment avec la diffusion des films dans plusieurs salles. Le nombre de films avait aussi été largement bonifié, passant de 22 à 60 films.

Son directeur général, Vann Delorey, avait bien hâte de voir quelle serait la réponse du public. « On ne savait pas ce qui allait se produire après deux ans d’absence. On avait aussi modifié notre approche en utilisant plusieurs endroits plutôt que l’église, alors on ne savait trop comment les gens recevraient ça, mais finalement les gens ont répondu positivement. »

La réflexion autour de l’identité du festival était fort simple. Diversifier la programmation et chercher des alternatives à l’église du village. « L’église a une capacité maximum de 200 personnes. Nous n’étions pas certains d’y avoir accès non plus, parce qu’elle appartient maintenant à la municipalité et il y a des possibilités de rénovation aussi, alors nous n’avons pas voulu prendre de risque. Nous avons simplement donné accès à un plus grand nombre de petites salles pour avoir à peu près le même achalandage. »

Des œuvres cinématographiques inédites de différentes catégories ; comédie, drames, historiques, des films d’animation et des courts métrages humoristiques étaient mis à l’honneur. Des documentaires abordant différents sujets, comme la condition féminine les inondations de Sainte-Marie, étaient de la programmation. 

90 % du festival était composé de contenu québécois, assure M. Delorey. « Nous avions quatre longs métrages qui étaient étrangers. Deux provenaient de France, un de Norvège et l’autre d’Espagne. Tout le reste était québécois et en français. »

M. Delorey croit pouvoir bonifier un segment du festival, alors que des plages horaires avaient été réservées pour une collaboration avec le Cégep Beauce-Appalaches. « Les gens ont plus ou moins bien répondu, mais la qualité des 11 films était excellente. Il faut que nos futurs cinéastes aient une vitrine pour montrer leur travail. Dans 4 ou 5 ans, ce seront probablement eux qui seront en vedette à notre festival. »

Une partie musicale avait aussi été prévue et a connu beaucoup de succès, aux dires de M. Delorey, qui assure que le festival sera de retour en 2023. « On pourra revoir certains aspects du festival, peut-être avec autant de films, mais davantage de sites de diffusion, car ce fut très lourd pour celle et ceux qui travaillaient sur les sites. Au niveau de l’horaire aussi on pourra sûrement faire des aménagements, pour éviter que les gens aient à faire des choix parce que deux films qui les intéressent sont diffusés de façon simultanée. »

La comédienne et actrice originaire de Sainte-Claire, Noémie O’ Farrell, était porte-parole du festival cette année et les rumeurs laissent entrevoir que ses services pourraient être requis encore l’an prochain.

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