Westrock ajoute 10 M$ à Sainte-Marie

Eric Gourde 
redaction@beaucemedia.ca

Westrock ajoute 10 M$ à Sainte-Marie
Les membres du comité de direction de l'usine Westrock à Sainte-Marie, Nathalie Grenier, Karine Pouliot, Guylaine Gilbert, Olivier Marcoux, Méghane Bernard, Steeve Poulin, Mélissa Faucher et Kevin Baker. Abbsents au moment de la photo, Louis Turmel et Suzie Tremblay. (Photo : Beauce Média - Éric Gourde)

AFFAIRES.  L’usine Westrock de Sainte Marie à récemment eu le feu vert de son siège social d’Atlanta pour la réalisation de trois projets d’envergure, avoisinant les 10 millions de dollars, visant à robotiser la palettisation de ses produits finis ainsi qu’à automatiser et d’augmenter la capacité de ses lignes de finition.

L’entreprise a d’ailleurs déjà débuté des travaux d’agrandissement visant à agrandir son département de la finition. Cet agrandissement a mis la place pour les démarches subséquentes. « L’entreprise a continué à croître et cela a mis de la pression sur nos opérations. Des visites de dirigeants de l’entreprise au cours de la dernière année ont confirmé l’intérêt de la direction du siège social et la crédibilité de l’usine de Sainte-Marie », indique Olivier Marcoux, directeur général de l’usine.

Après l’ajout d’une presse en 2022, le fabricant de boîtes pliantes destinées principalement aux secteurs essentiels de l’alimentation, du breuvage et des produits d’hygiène personnelle procède à trois investissements distincts. Un premier est un système de palettisation robotisé, un second vise l’automatisation d’une ligne de finition et un troisième, l’achat d’une colleuse et une découpeuse de dernière technologie. « Tout ça va nous permettre de demeurer compétitifs, autant avec d’autres entreprises comme la nôtre qu’au sein même de Westrock qui compte plusieurs autres usines. »

« Les employés de l’usine s’attendaient à du positif, mais jamais aussi gros que ça. Avec l’annonce, on va pouvoir commencer les travaux avec nos équipes et le tout devrait être entièrement opérationnel pour 2024 », ajoute M. Marcoux, visiblement satisfait de la tournure des événements.

Recherche et développement

La direction prise par l’entreprise vise beaucoup le remplacement des plastiques. Le volet recherche et développement travaille à trouver des alternatives à ce qui devra être éliminé en raison de nombreux changements dans les législations. « On veut travailler sur des produits plus écologiques. Ce que vous voyez dans les épiceries, les fruits et légumes, le remplacement des produits d’épicerie qui sont enveloppés dans des plastiques est un cheval de bataille partout, tout comme certains produits à usage unique qui doivent être remplacés », explique M. Marcoux.

« Nous n’avons pas de base qui tend à s’effriter au sein de l’entreprise, au contraire, c’est de la business supplémentaire. On ajoute de la machinerie parce que l’on voit des marchés potentiels s’ajouter en plus de notre base, comme les boites de pizza, les pâtes alimentaires, les biscuits, produits hygiéniques et autres. On travaille aussi beaucoup avec les recycleurs pour que nos produits soient réutilisables », explique-t-il, voulant illustrer le positivisme qui règne au sein de l’entreprise et la pertinence des investissements à venir.

« C’est de la nouvelle argent pour la région, puisque financé en totalité par le siège social à Atlanta, donc aucune aide de fonds publics », se plait-il à mentionner.

Responsable des ressources humaines au sein de l’entreprise, Méghane Bernard approuve son directeur général lorsque celui-ci illustre l’importance de la santé et sécurité des travailleurs au sein de l’usine. « Beaucoup d’entreprises vont dire que c’est important, mais chez Westrock, dans l’ensemble des usines, c’est un fait. Il n’y a aucune concession. Certaines vont hésiter quand elle imagine le retour sur l’investissement, mais dans notre cas, ça se fait rapidement. »

Westrock a d’ailleurs déjà débuté une campagne visant à recruter près d’une quinzaine d’employés additionnels. « On cherche de bonnes candidatures, près d’une quinzaine de personnes dont certaines déjà formées en électromécanique. Beaucoup de formation se fait à l’interne. Nous sommes dans le domaine alimentaire et on l’a vu pendant la pandémie à quel point notre rôle est important. On vise à dépasser les 250 employés prochainement », résument M. Marcoux et Mme Bernard.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires