Un début de saison encourageant pour Raphaël Lessard

AUTOMOBILE.  Le pilote automobile Raphaël Lessard est de retour au Québec après un séjour de 11 jours en Europe où il s’est familiarisé avec la voiture et l’équipe Alumitec Racing, dont il portera les couleurs au cours de la prochaine saison sur le circuit Nascar européen.

Pendant son séjour, il a participé à la première épreuve de la saison du circuit à Valence, terminant au 14e rang la première journée, et au 5e rang de l’épreuve lors du deuxième jour de compétition. Il estime toutefois avoir réalisé la meilleure performance.

« J’ai réalisé le meilleur temps de la fin de semaine sur le circuit. J’étais premier, la première journée, lorsque nous avons eu un problème avec la voiture. Le lendemain, j’étais aussi premier lorsque ma radio a fait défaut et je n’avais plus de communication avec l’équipe. On m’a aussi pénalisé au dernier tour, je me demande encore pourquoi », lance-t-il visiblement indécis.

« Je devais m’y rendre sept jours, mais l’équipe souhaitait que j’essaie la voiture au circuit Paul-Ricard, puisque c’est là que doit avoir lieu la prochaine épreuve. Je suis parti de l’Espagne et sommes allés en France, avec l’équipe, pour essayer la voiture ».

Bien différent

Cette opportunité s’est présentée l’an dernier, alors qu’il venait de participer au Grand-Prix de Trois-Rivières. Il s’est rendu en Allemagne courir dans le cadre d’un échange de pilotes. « Un Italien était venu à Trois-Rivières et il fallait un Canadien pour aller en Europe, alors j’y suis allé. Le propriétaire de l’équipe avec laquelle je suis est originaire de Lavaltrie, ici au Québec. Il aimait ce que je fais, alors nous nous sommes entendus ».

Le jeune homme de Saint-Joseph participera à l’ensemble de la saison, soit six Grands Prix cette saison, à raison de deux courses par week-end. « C’est douze courses en tout cette saison. Il y a eu la première épreuve il y a quelques jours et la prochaine est les 23 et 24 mai prochain, Il y aura une course en juin, mais pas en juillet et ça recommence en septembre. J’ai le temps de revenir au Québec chaque fois », précise-t-il, mordant dans l’opportunité avec enthousiasme.

Même s’il a bien fait à sa première épreuve, il est conscient qu’il doit encore se familiariser avec le circuit, le déroulement des courses n’étant pas le même qu’en Amérique, alors que les courses se déroulent sur des circuits routiers où des épreuves de Formule Un ont déjà eu lieu dans le passé, dans certains cas.

« Ils ont tenté de garder la chose le plus » stock-car « possible, sauf que c’est différent. Les voitures ont un peu moins de puissance, mais sont plus légères, de meilleurs freins, les pneus sont bons plus longtemps, donc on peut pousser davantage. Ce sont de beaux circuits et les conditions sont incroyables », résume-t-il.