Alycia Laverdière: as du noble art

SAINTE-MARIE. Cogner « comme une fille », qu’est-ce que ça veut dire? Avec Alycia Laverdière, 12 ans de Sainte-Marie, ça signifie avoir un mental d’acier, un regard de tigre en chasse et des roches dans les poings.

En ce qui la concerne, la jeune Beauceronne a déjà pris part à des combats de démonstration (coups au corps, aucun gagnant). Or, le samedi 16 mai prochain à l’aréna de Saint-Isidore, elle connaîtra son tout premier combat de boxe officiel . D’ailleurs, dans l’attente de ce premier grand défi, elle s’entraîne entre trois et cinq fois par semaine.

« J’aime bouger, me dépasser, rester en forme… J’aime la sensation de réussir mes coups en “sparring” (combat d’entraînement) », a affirmé la jeune guerrière, en admettant néanmoins conserver au fond d’elle une peur profonde de décevoir.

Il faut savoir qu’Alycia a été initiée à la boxe dès l’âge de 3 ans par son père Junior Laverdière du Club de boxe Rocky 2.0 à Scott. Mais attention, à l’entraînement, il n’y a plus de « papa » qui tienne…

« Veux, veux pas, je suis plus dur avec elle qu’avec mes autres boxeurs. À la boxe, il n’y a pas de “papa”, je ne négocie pas. […] Le seul fait qu’elle embarque sur le ring, je suis déjà très fier. Elle est une coche de plus que moi que quand j’étais jeune. Quand elle aura confiance en elle, elle va être dure à battre! », a-t-il soulevé, heureux de pouvoir partager ces moments avec sa fille.

Note intéressante, Alycia serait droitière dans la vie, mais gauchère sur le ring. Elle caresse ainsi le rêve de continuer la boxe jusqu’à ce que son corps lui commande d’arrêter, voire jusqu’aux Jeux olympiques!

« C’est réaliste, je sais qu’elle a le potentiel pour le faire », est confiant le père-entraîneur.

Marie-Ève Michaud, partenaire chez Energym à Sainte-Marie, connaît la jeune sportive depuis plusieurs années et l’aide à parfaire son entraînement d’une manière plus régulière depuis deux mois maintenant. À son avis, Alycia a absolument tout ce qu’il faut pour faire sa place dans le monde du sport.

« C’est toute qu’une athlète! On travaille l’explosion, la rapidité, l’agilité… On a une championne devant nous! Je la trouve persévérante. Quand elle décide qu’elle est “focus”, son regard est assez puissant pour nous faire peur! Mon but est de l’encourager à aller au-delà de ce qu’elle pense être capable, parce qu’elle EST capable! », a-t-elle commenté.