Des municipalités se préparent à des inondations printanières
MONTRÉAL — Plusieurs municipalités continuent de surveiller les risques d’inondations printanières, mais le refroidissement de la température et des précipitations inférieures aux prévisions par endroits ont aidé à éviter le pire pour le moment. Les autorités ont affirmé dimanche après-midi que la situation demeurait sous contrôle, mais qu’il était nécessaire de rester vigilant, car elle pourrait évoluer rapidement.
Dimanche, vers 17 h, les autorités signalaient huit inondations moyennes dans la province, 27 inondations mineures et 16 plans d’eau sous surveillance.
La première ministre du Québec, Christine Fréchette, a fait le point sur la situation en début d’après-midi lors d’une conférence de presse à Saint-Eustache, dans les Laurentides, en présence du ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière.
Elle a assuré que la situation était sous contrôle et que les niveaux de précipitation demeuraient «sous les niveaux critiques». Mme Fréchette a indiqué que les régions de Québec, d’Argenteuil, de l’Outaouais, et de Lanaudière faisaient toutefois l’objet d’une plus grande surveillance.
«L’ensemble des ressources est à l’œuvre et surveille l’évolution de la situation d’heure en heure, a-t-elle dit. Les inondations vont être un phénomène qui va être de plus en plus présent, ça fait maintenant partie de la réalité du Québec du fait des changements climatiques.»
Christine Fréchette a indiqué que la province devra faire preuve de résilience et d’adaptation dans le futur en repensant notamment l’aménagement du territoire québécois.
Environnement Canada a lancé dimanche avant-midi un avertissement d’onde de tempête à Québec. Le ministère prévoit des niveaux d’eau plus élevés que la normale près de la côte lundi matin, à l’heure de la marée haute.
La préfète de la MRC de Pontiac, en Outaouais, Jane Toller, a indiqué en entrevue à La Presse Canadienne que certaines personnes ont dû évacuer leur domicile au cours de la journée, principalement dans les environs de la municipalité de Mansfield-et-Pontefract.
Mme Toller a déploré le manque d’informations précises venant des autorités provinciales.
«D’habitude, nous disposons d’informations plus précises, a-t-elle dit. Ça nous a pris au dépourvu, nous ne nous attendions pas à cela.»
La Ville de Montréal a dû fermer le chemin de l’Anse-à-l’Orme dans l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, sur une distance d’environ trois kilomètres, mais a assuré par voie de communiqué que la situation générale reste maîtrisée.
À Gatineau, la mairesse Maude Marquis-Bissonnette et le directeur du Bureau de la sécurité civile de la ville, Denis Doucet, ont fait le point sur la situation en avant-midi. Ils ont indiqué que 164 résidences étaient sous surveillance.
«La situation est sous contrôle en ce moment, on la connaît bien, malheureusement l’organisation est bien rodée pour ce type d’évènement là, a assuré en point de presse la Mme Marquis-Bissonnette. On invite les gens à se préparer adéquatement.»
M. Doucet a indiqué que les niveaux d’eau devraient atteindre une pointe lundi avant de se stabiliser au cours de la semaine prochaine.
«L’inconnu, c’est la deuxième semaine, mais on va être vulnérable pendant les deux prochaines semaines, car on va rester à des niveaux hauts et la neige du Nord va arriver à un moment donné», a-t-il dit.
La Ville de Québec a expliqué par voie de communiqué qu’aucune évacuation de résidence n’a été requise pour le moment et que le Service de protection contre l’incendie effectuait un «repérage préventif» auprès des résidences à proximité des cours d’eau à risque.
«Les équipes municipales sont mobilisées sur le terrain et maintiennent une vigie soutenue afin de suivre l’évolution de la situation et d’assurer la sécurité de la population», a affirmé la Ville de Québec, ajoutant que moins d’une dizaine d’incidents auraient été signalés.
