Carney rencontre Forever Canadian à l’issue de la retraite de son cabinet ministériel
BANFF — L’ancien vice-premier ministre de l’Alberta, Thomas Lukaszuk, a affirmé vendredi que Mark Carney montrait «qu’il y avait quelqu’un au gouvernail» lorsqu’il a défendu les intérêts des Canadiens lors des négociations commerciales avec la Maison-Blanche.
M. Carney a serré la main de bénévoles de la campagne Forever Canadian à Banff, en Alberta. Ceux-ci avaient été invités au Centre pour les arts et la créativité de Banff lors de la dernière journée de la retraite du Cabinet fédéral.
Le premier ministre a été acclamé par une cinquantaine de partisans de la campagne, qui tenaient presque tous des pancartes rouge et blanche, certains portant la feuille d’érable symbolique du Canada.
Il a écrit a écrit: «Le Canada, c’est tout le monde et pour tout le monde» au marqueur indélébile sur la caravane rose pâle de la campagne.
La foule s’est alors mise à chanter «Ô Canada».
L’Alberta doit organiser un référendum le 19 octobre afin de décider s’il convient de tenir un deuxième scrutin sur la sortie du Canada.
M. Carney a appelé à l’unité nationale, mais n’a pas fait campagne pour plaider en faveur du maintien de l’Alberta au sein du Canada.
Il n’a pas répondu aux questions des journalistes vendredi. Jeudi, M. Carney a dit qu’il considérait que son rôle consistait avant tout à mener à bien son programme économique pour l’Alberta et le Canada afin de faire avancer la cause du fédéralisme coopératif.
Il a également encouragé les Albertains à se rendre aux urnes le mois prochain.
«Le Canada mérite qu’on se batte pour lui, et se battre dans ce contexte signifie se rendre aux urnes le 19, envoyer son bulletin de vote par la poste ou participer au vote anticipé», a dit M. Carney aux journalistes jeudi.
M. Lukaszuk a déclaré qu’il s’attendait à ce qu’il y ait «une phase de la campagne» au cours de laquelle le premier ministre s’engagerait «beaucoup plus personnellement».
Il a également dit qu’il espérait voir les conservateurs fédéraux s’impliquer davantage dans la campagne.
«Le chef de l’opposition officielle, M. Pierre Poilievre, affirme que ses députés de l’Alberta nous soutiennent. Vous savez, je n’arrête pas de regarder dans le rétroviseur de cette caravane. Je ne les vois pas», a-t-il dit.
«Mais j’espère sincèrement qu’ils s’impliqueront, car il ne s’agit pas d’une question partisane et c’est le moment où tout le monde doit mettre la main à la pâte.»
La grande séduction du fédéral en Alberta
Le gouvernement a choisi de tenir la réunion de son cabinet ministériel cette semaine, en Alberta, et a rencontré certains maires de la province, mais les ministres n’ont pas précisé s’ils comptaient participer à la campagne en faveur du maintien de l’Alberta dans le Canada.
Lors d’une conférence de presse de clôture vendredi, la ministre de la Gestion des urgences, Eleanor Olszewski, qui représente une circonscription d’Edmonton, a indiqué qu’il n’appartenait pas au gouvernement fédéral de dire à l’Alberta ce qu’elle doit faire.
«Notre rôle dans le cadre de ce référendum n’est certainement pas de dire aux Albertains comment agir. Il ne s’agit pas de leur dire pour qui voter. Il s’agit de veiller à ce que nous soyons un partenaire solide de l’Alberta, que nous collaborions sur des projets et d’autres mesures que nous prenons pour bâtir ensemble un pays unifié», a-t-elle déclaré.
Mme Olszewski a ajouté que les actions du gouvernement fédéral «en disent bien plus long que si nous nous contentions de prendre la parole pour débiter des platitudes sur l’Alberta».
Mais elle a également précisé que ses collègues imploraient «sans aucun doute» les Albertains à voter pour rester au sein du Canada.
«Nous expliquons aux Albertains l’importance de rester au sein du Canada, a-t-elle affirmé. Nous leur montrons que le Canada fonctionne, que nous faisons de notre mieux pour que notre pays fonctionne pour toutes les régions du pays.»
Jeudi, le maire de Calgary, Jeromy Farkas, a rendu hommage à M. Carney et à son cabinet pour le «travail acharné» accompli dans sa province et pour ne pas avoir adopté une approche rebutante dans le débat sur la sécession.
«S’ils s’étaient contentés de réduire cela à une simple question de transactions, s’ils avaient demandé aux Albertains: “Alors, que faut-il pour que vous restiez?”, je pense que les Albertains sont assez intelligents pour ne pas se laisser berner», a dit M. Farkas aux journalistes.
«Ils ont été présents non seulement lors d’événements majeurs comme le Stampede, mais aussi (…) en se rendant dans les communautés rurales de l’Alberta. Il y a de nombreuses régions de l’Alberta qui n’ont pas vu un député venant de l’extérieur de la province – sans parler d’un député libéral – depuis de très nombreuses décennies.»
«Ils viennent à la rencontre des gens pour les écouter, pour apprendre et pour pouvoir soutenir une cause commune.»
