Élections municipales: les finances dans la mire du candidat à la mairie Charles Fecteau
SAINT-LAMBERT. Du haut de ses 18 ans, c’est hautement motivé à revoir les dépenses municipales que Charles Fecteau a décidé de se lancer dans la course à la mairie de Saint-Lambert-de-Lauzon.
« Je me présente, car ça fait 8 ans qu’il n’y a pas eu d’élections à Saint-Lambert. Je trouve important que les gens aient le choix, et cette année, ça s’enlignait pour être la même chose. Il y a beaucoup d’enjeux à Saint-Lambert et c’est sûr qu’il faut qu’il y ait quelqu’un d’autre qui se présente », a-t-il déclaré.
Questions de portefeuille
En tant qu’étudiant en Comptabilité à l’Université Laval, c’est avec beaucoup d’intérêt que M. Fecteau s’est penché sur les états financiers de sa municipalité. Entre autres, il a remarqué que la dette de la Ville est passée de 19,2 M$ à 28,4 M$ entre 2023 et 2024.
« Avoir une aussi grande augmentation, c’est alarmant pour une petite municipalité », a-t-il lancé, en précisant que c’est notamment l’acquisition de 10 terrains dans le parc industriel qui explique cette hausse. Des terrains, vacants, dont les intérêts environnent les 400 000 $ annuellement, et qui seront à son avis revendus à un prix moindre afin d’attirer de nouvelles entreprises. Conséquemment, ces terrains ne seront pas rentables avant très longtemps.
Dans le même ordre d’idées, il sait que les taxes augmentent entre 3 % et 4 % chaque année, mais il pense surtout que les services n’augmentent pas au même rythme.
« Les gens ne vivent pas ici pour être taxés comme à Québec ou à Lévis. Il y a trop de projets en trop peu de temps. […] Les décisions vont dans la mauvaise direction », dit-il.
À titre d’exemple, le candidat pointe du doigt le projet de Pôle sportif, où Saint-Lambert s’est engagé à louer les glaces pour un montant de 1,25 M$ pour les 15 prochaines années. « Ça fait énormément de coûts pour le public, mais c’est le privé qui sera propriétaire. Il est où le partenariat?! », se questionne-t-il.
Projets « plates »
Pour sa part, Charles Fecteau entend suivre ce qu’il qualifie de « campagne des projets plates », soit des projets peu populaires mais néanmoins nécessaires. Parmi ses dossiers de prédilections, il note la correction des nids de poule sur la rue du Pont, l’ajout de chaînes de trottoir (absentes dans certaines rues), le développement d’un transport en commun, et bien sûr, la diminution du fardeau fiscal des citoyens.
« Je ne suis pas assez vieux pour avoir oublié les frustrations de ma jeunesse, sourit-il. Certains me voient comme quelqu’un de naïf, d’autres applaudissent le sang neuf. […] Je veux montrer aux électeurs que je sais dans quoi je m’embarque. J’ai un plan. Avec l’effet du maire sortant, et le fait que les gens se désintéressent de la politique en général, ils pourraient être tentés de voter pour le candidat qu’ils connaissent, mais avec le profil que j’ai, je peux briser ce cycle-là. »
Mentionnons que l’aspirant maire est vice-président de l’association étudiante en développement durable dans les affaires de l’Université Laval. Il a aussi été responsable des finances de l’association étudiante du Cégep Garneau, de même que membre du conseil d’administration du Cégep et de sa fondation.
