Comment naviguer sur la rivière Chaudière ?

PLEIN AIR.  Longue de 185 kilomètres entre Lac-Mégantic et Lévis, la rivière Chaudière traverse une multitude de municipalités beauceronnes. L’accès public aux résidents et visiteurs varie toutefois d’un endroit à l’autre.

Un débarcadère au Parc nautique Saputo, à Sainte-Marie, accueille le grand public depuis 2009. Cette initiative a été réalisée grâce à des fonds publics et privés. La ville de Saint-Joseph-de-Beauce ouvrait un quai flottant à son parc municipal en juin 2024. Elle avait concrétisé ce projet avec une subvention provinciale.

« Lors de consultations publiques, des citoyens demandaient un meilleur accès à la rivière. On devait déterminer l’emplacement idéal où il n’y avait pas trop de sédiments. C’est devenu populaire très rapidement », confirme André Lambert, directeur des loisirs à Saint-Joseph-de-Beauce.

Également l’an dernier, la municipalité de Saint-Lambert-de-Lauzon ouvrait un quai à la Halte nature Belle-Vue pour les activités nautiques et la pêche. Tous ces lieux demeurent accessibles gratuitement à la population.

Depuis plusieurs années, la ville de Saint-Georges entretient aussi des accès gratuits à l’île Pozer et au barrage Sartigan. « Ce n’est pas un lieu pour la baignade, mais pour les embarcations non motorisées, il s’agit d’un lieu important de rassemblement. On encourage les gens à en profiter », indique le maire Claude Morin, citant l’exemple de la course annuelle des bateaux-dragons en juillet.

Les municipalités de Scott, Beauceville, Notre-Dame-des-Pins, Saint-Martin et Saint-Gédéon ne possèdent aucune infrastructure publique permettant d’accéder à la rivière Chaudière. À Vallée-Jonction, les amateurs de sports nautiques doivent passent par la Base Plein Air de la Chaudière (accès payant).  

Appropriation citoyenne

Le Comité de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC), par des optiques d’appropriation citoyenne et de démocratisation, a conçu une cartographie interactive montrant des parcours pagayables sur ce long cours d’eau.

Ce projet rend disponible gratuitement les informations concernant l’identification et l’emplacement des parcours canotables, les niveaux de difficulté, les accès, stationnements et obstacles sur les parcours, les informations concernant les règles de sécurité et les coordonnées des services d’urgence.

Selon le COBARIC, la rivière Chaudière et ses tributaires possèdent un énorme potentiel récréotouristique liée à la pratique d’activités nautiques à pagaie. « Notre problème est de trouver du financement pour continuer le projet. Présentement, son développement est en pause », précise sa directrice générale, Véronique Brochu.

Par rapport aux déclarations de la Fondation Rivières (voir autre texte), elle apporte un petit bémol. « On peut toujours améliorer les choses, mais certains secteurs d’une rivière sont trop dangereux pour en permettre l’accès [au public]. Il y a également du courant, contrairement à l’eau d’un lac », rappelle Mme Brochu.