«Bourreau de la Beauce» : un témoignage incohérent estime la Couronne

«Bourreau de la Beauce» : un témoignage incohérent estime la Couronne

L'homme de 63 ans fait face à 78 chefs d'accusation.

Crédit photo : Beauce Média - Archives

JUSTICE. La Couronne a présenté sa plaidoirie au procès de l’homme de 63 ans surnommé le «Bourreau de la Beauce» jeudi au Palais de Justice de Saint-Joseph.

D’entrée de jeu, le procureur de la Couronne, Me Nicolas Champoux, a concédé une douzaine d’accusations pour lesquelles aucune preuve n’a été déposée.

Procédant chef par chef, tout comme la Défense la veille, Me Champoux a comparé les témoignages des victimes et de l’accusé afin d’en faire ressortir les éléments qui relevaient de la banalisation, de l’incohérence ou de l’invraisemblance selon lui.

«Encore une fois, il ne se souvient pas ou il ne veut pas se souvenir. […] L’absence de souvenir n’est pas une défense », a répété ce dernier à plusieurs reprises.

Il est entre autres revenu sur l’événement où le sexagénaire aurait déchargé une arme à feu en direction de deux de ses fils selon le témoignage de ces derniers. Bien qu’il nie avoir fait feu dans leur direction, il confirme avoir entendu l’un de ses fils dire à l’autre de courir en zigzag. Pour la Couronne, cette phrase ne fait aucun sens si les coups de feu ont été tirés à l’opposé des garçons.

Un autre des moments retenus par Me Champoux concerne l’une de ses filles. Celle-ci a affirmé avoir été frappée à la tête avec une louche à plusieurs reprises parce qu’elle brassait mal la sauce à spaghetti. Le père a toutefois relaté qu’on lui avait dit que sa fille avait lancé un bol de spaghetti à son frère pendant qu’il était au travail et que c’est pour cette raison qu’il était en colère, mais il ne se souvient pas s’il l’a frappée ou non.

Le procureur a ensuite soulevé ce qui est, pour lui, de l’incohérence entre le fait de se souvenir de ce qu’on lui avait dit, mais pas de ce qu’il avait fait dans les instants suivants.

Certains moments ont été pénibles pour quelques personnes dans la salle. Une femme a dû quitter la pièce parce qu’elle en avait suffisamment entendu alors qu’un homme a fait un pas vers l’accusé après que le juge René de la Sablonnière ait levé la séance pour la pause du midi. Une femme s’est rapidement interposée pour le convaincre de se diriger vers la sortie. Le tout n’a duré que quelques secondes.

De son côté, l’homme de 63 ans est resté assis, impassible lors de la plaidoirie de la Couronne.

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