Deux ans de prison pour Martin Baillargeon

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Par Hubert Lapointe
Deux ans de prison pour Martin Baillargeon
Sans ses aveux

Martin Baillargeon, 33 ans de Saint-Georges, a été déclaré coupable de trois chefs d’accusation d’agression et d’exploitation sexuelle sur des mineures. L’homme a comparu le mercredi 25 novembre au Palais de justice de Saint-Joseph.

À l’automne 2012, alors qu’il enseignait à l’école Olamen à La Romaine (Basse-Côte-Nord), il a initié des rendez-vous avec trois de ses étudiantes via sa page Facebook.

Dans le premier cas, il a envoyé une photo de lui torse nu à une élève qui avait 17 ans à ce moment, en lui demandant des photos d’elle (ce qu’elle a refusé). Ils ont aussi effectué ensemble deux balades en voiture, dont une où M. Baillargeon a tenté d’embrasser la jeune fille en lui caressant la cuisse. Elle a quitté le véhicule.

Au second dossier, il avait envoyé plusieurs commentaires troublants et une photo à la victime, celle-ci âgée de 16 ans. L’élève avait également envoyé une photo d’elle, mais l’enseignant lui a rétorqué qu’il « s’attendait à quelque chose de plus osé ». La troisième victime, âgée de 17 ans, a été invitée directement à l’appartement de Martin Baillargeon. Ils y ont eu une relation sexuelle complète.

Le juge Jean Asselin a ainsi condamné le Georgien à deux ans moins un jour d’emprisonnement, suivis d’une probation de trois ans, dont deux années avec le suivi d’un agent de probation. Il lui sera entre autres interdit de retourner à La Romaine, de contacter ses victimes, d’utiliser un ordinateur dans le but de communiquer avec des personnes âgées de moins de 18 ans, et verra son nom inscrit dans le registre des délinquants sexuels à perpétuité.

Par ailleurs, il a été soulevé que M. Baillargeon a toujours bien collaboré au cours de l’enquête, qu’aucune des élèves en cause n’a eu à témoigner pendant les procédures, qu’il entreprend une thérapie avec un sexologue depuis le 1er avril 2013, et qu’il a, depuis, refait sa vie avec emploi, conjointe et bébé à naître.

« Je regrette ce que j’ai fait. J’en comprends l’amplitude et la gravité, et j’espère pouvoir repartir à neuf avec ma famille », a-t-il commenté, visiblement très bouleversé.

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