Accident de travail à Saint-Elzéar: la CNESST dévoile ses conclusions
ACCIDENT. La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) estime que l’accident ayant coûté la vie à un travailleur de l’entreprise Lait porc M.C. inc., le 27 octobre 2025 à Saint-Elzéar, aurait pu être évité si les travaux avaient été exécutés en demeurant à l’intérieur des garde-corps de la plateforme élévatrice et si son plancher latéral avait été ceinturé de garde-corps.
La CNESST avait été appelée à enquêter à la suite de l’accident survenu sur le chantier de construction d’une nouvelle étable à la ferme. L’enquête a permis de déterminer que le travailleur est décédé après avoir chuté d’une plateforme élévatrice motorisée de personnel (PEMP).
Le travailleur aidait alors un autre travailleur à installer un madrier sur la frise de la toiture d’un bâtiment agricole en construction. Pour ce faire, ils utilisaient une PEMP munie d’un plancher latéral externe exempt de garde-corps. Tandis qu’il se déplaçait sur le plancher latéral, le travailleur a excédé l’extrémité de ce dernier et a fait une chute estimée à 2,9 mètres. Les secours ont été appelés sur les lieux et le travailleur a été transporté au centre hospitalier, où son décès a été constaté.
L’enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l’accident, soit que dans son déplacement, le travailleur a excédé l’extrémité du plancher latéral de la plateforme sur laquelle il se trouvait, provoquant sa chute, puis la planification, la communication, l’exécution et le contrôle des travaux sur le chantier étaient déficients en matière de santé et de sécurité.
Suivis de l’enquête
Parmi les solutions avancées pour éviter que d’autres accidents du genre surviennent, l’organisme suggère que les travailleurs s’assurent de rester à l’intérieur des garde-corps de la plateforme principale et, si cela s’avère nécessaire, utiliser une PEMP munie d’un plancher latéral ceinturé de garde-corps et conforme aux dispositions du Code de sécurité pour les travaux de construction (CSTC), et d’assurer un contrôle de l’accès aux personnes attitrées au chantier de construction.
La CNESST transmettra les conclusions de son enquête, particulièrement aux associations d’employeurs et de travailleurs, à ses partenaires susceptibles d’être concernés par l’enquête ainsi qu’au ministère de l’Éducation qui les diffusera dans les établissements scolaires visés.
