« Les Misérables »: Une Beauceronne produit un monument de la comédie musicale
COMÉDIE MUSICALE. Un spectacle unique, présenté dans 53 pays, devant plus de 130 millions de spectateurs. Eh bien, au Québec, c’est une Beauceronne qui dirige le tout! En effet, la comédie musicale « Les Misérables », qui est présentée du 7 au 22 août au Grand Théâtre de Québec, est produite par Kathleen Gagnon de Saint-Joseph-de-Beauce.
« C’est une production de haute voltige comme on a rarement l’occasion de le faire ici. On en est vraiment très fiers. C’est un rêve de monter cette production-là. C’est quelque chose que l’on met sur sa “bucket list”! […] Je travaillais sur une autre idée, mais quand on vient vous voir pour monter “Les Misérables”, on ne peut pas dire non à ça. C’est une œuvre mythique, c’était une opportunité et c’était à ne pas manquer », a-t-elle commenté.
Ainsi, Kathleen Gagnon a noté la participation au spectacle de 35 comédiens, 15 musiciens et 25 techniciens. De plus, grâce au prêt à faible coût des décors et costumes de la production parisienne, le Québec est en mesure d’offrir un spectacle à la hauteur de ses prédécesseurs.
« Le talent québécois n’a rien à envier à personne! On rivalise tout à fait avec ce qui a été fait à Londres, Paris ou ailleurs », dit-elle, reconnaissante.
Attention, ne fait pas « Les Misérables » qui veut! Depuis un an et demi, tout se doit d’être approuvé par l’auteur Alain Boublil et le compositeur Claude-Michel Schönberg, basés à Londres. « C’est garant de la qualité du spectacle! », de soulever Kathleen Gagnon.
Synopsis
Inspiré du roman de Victor Hugo, le spectacle transporte le public dans la France du XIXe siècle. « Les Misérables » raconte l’histoire de Jean Valjean, un ancien prisonnier traqué sans relâche par l’inspecteur Javert. Sur son chemin, il croise Fantine, une ouvrière brisée par la misère, à qui il promet de veiller sur sa fille, la petite Cosette. Alors que la révolte gronde dans les rues de Paris, de jeunes révolutionnaires se soulèvent et les destins s’entrelacent dans un tourbillon d’émotions et de courage.
Un parcours impressionnant
Depuis sa plus tendre enfance, Kathleen Gagnon sait qu’elle veut monter des « pestacles ». Le tout a débuté avec « La Beauce d’une vie » en 1995, suivi d’études théâtrales à Saint-Hyacinthe et de la création de sa toute première comédie musicale en Suisse en 2004. De retour au Québec en 2006, elle a pris du galon avec le Théâtre Le Clou et le Théâtre de l’Opsis, où elle a développé des collaborations avec le metteur en scène Serge Denoncourt.
Pendant ce temps, Mme Gagnon s’est fait quelques armes sur la scène musicale, auprès de chanteurs tels que Pierre Lapointe, Yann Perreau et Bruno Pelletier, tout en lançant des spectacles à grand déploiement avec le cirque Les 7 doigts de la main.
Aujourd’hui, c’est en tant que productrice déléguée pour Juste pour rire que la Joseloise prend les commandes de la nouvelle production. Il faut mentionner que des spectacles tels que « Chicago », « Hair » ou « Les Choristes » figurent à son tableau. Un autre spectacle-surprise, celui-ci prévu pour août 2027, est aussi déjà sur sa table. À suivre…
