JayMee7: parcours d’un artiste indépendant et authentique
SAINTE-MARIE. Quitter son pays natal pour commencer une nouvelle vie est une épreuve de taille. Dans le même ordre d’idées, percer dans le domaine musical est un marathon démesuré. Jean Michel Lisley Anicet, alias JayMee7, réalise les deux à la fois.
L’histoire beauceronne de M. Anicet a commencé comme plusieurs. En 2018, il a quitté l’île Maurice après avoir été embauché par l’entreprise Olymel à Vallée-Jonction. Le chemin n’a pas été de tout repos, mais depuis, il est devenu père de deux fillettes et a complété un diplôme d’études professionnelles afin de devenir préposé aux bénéficiaires, poste qu’il occupe actuellement au CHSLD de Sainte-Marie.
« Je veux donner de l’espoir aux autres immigrants. Je veux leur montrer qu’ils peuvent réussir s’ils sont persévérants et s’ils sont positifs », a-t-il affirmé.
Et la musique?
Quant à son rêve musical, l’homme de 40 ans a démarré ses ambitions alors qu’il était déjà Beauceron, sans information sur le milieu artistique et sans grandes connaissances informatiques.
« J’ai toujours voulu composer de la musique, mais il a fallu que j’arrive au Québec pour que cette passion renaisse. […] C’est très difficile de faire sa place. Il faut une certaine constance. C’est très compétitif et ça prend de l’argent immédiatement. Tu payes partout et il faut tout essayer », a-t-il poursuivi, en ajoutant que la musique africaine, bien que gagnante en popularité, n’est pas encore très répandue.
C’est ainsi que celui qui s’autoproclame « The MU Hustler » (ce que l’on pourrait traduire par « le persévérant de l’île Maurice ») a décidé de se relever les manches. Dans cette optique, il a travaillé avec Basement Production dans Bellechasse et un autre studio de Lévis en 2023, il a collaboré avec le producteur « Shado » de Québec il y a un an, il a tourné une vidéo à Montréal au mois d’août dernier et sortira prochainement une autre vidéo, laquelle comptera la participation de l’École de danse MOVE de Vallée-Jonction.
« Geneviève Boivin (la directrice de l’école de danse) a été super réceptive! Elle a fait un groupe avec des professeurs. Je leur avais donné carte blanche », est-il emballé.
À travers sa musique mélangeant l’afropop, l’amapiano et l’afrobeat, M. Anicet espère maintenant fusionner son identité afro-mauricienne et ses influences québécoises afin de partager sa vision moderne, positive et porteuse d’unité.
« J’ai une trentaine de projets en tête! […] Cette année, c’est mon année. Je suis déterminé. Dans pas long, tout le monde va savoir qui est JayMee7! », est-il résolu.
