Reconnaitre la violence conjugale pour agir

Marie-Eve Groleau
megroleau@icimedias.ca

Reconnaitre la violence conjugale pour agir
Les membres des quatre Maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale. De gauche à droite: Chantal Tanguay, directrice de La Gîtée à Thetford Mines, Sylvie Bernatchez, directrice de la Jonction pour Elle à Lévis, Melodee Ko, coordonnatrice du Havre des Femmes à l'Islet et Sandra Poulin, adjointe à la direction du Havre l'Éclaircie à Saint-Georges. (Photo : gracieuseté)

COMMUNAUTÉ. Dans les dernières années, la problématique de la violence conjugale a atteint un triste sommet. Sensibiliser la population en contexte de pandémie est l’objectif des quatre Maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale de Chaudière-Appalaches. 

Développer le réflexe de contacter les organismes spécialisés à la problématique, en cas de doute et de questionnements sur sa propre relation ou celle d’un proche, est au cœur des préoccupations. 

« Les quatre Maisons, le Havre l’Éclaircie à Saint-Georges, le Havre des Femmes à L’Islet, la Jonction pour Elle à Lévis et la Gîtée à Thetford Mines offrent des services de soutien et d’hébergement, à la rencontre des femmes et des enfants. Le soutien aux proches et aux témoins fait partie intégrante de notre mission », débute la directrice de la Gîtée Chantal Tanguay.

« Ne pas rester silencieux, devenir des témoins actifs contre la violence conjugale est cœur de notre travail de sensibilisation. Nous encourageons les femmes en questionnement et toutes personnes dans le doute, à téléphoner aux intervenants qui œuvrent dans différents points de services où à se présenter directement à l’organisme », ajoute la directrice de la Jonction pour Elle, Sylvie Bernatchez.

L’aide aux victimes comprend l’hébergement, l’aide dans les démarches de consultation d’un avocat, d’un policier, l’accompagnement lors de rencontres à la cour et le suivi à la suite de l’intervention.

« Dans les deux dernières années, le taux d’hébergement a passé de 70 % à 100 %. Étant donné la grandeur du territoire, des points de services dans différentes municipalités ont été aménagés pour rencontrer nos intervenants. Par exemple, la maison du Havre l’Éclaircie à Saint-Georges, a des bureaux de services à Sainte-Marie, Beauceville, Saint-Joseph, Les Etchemins, dans deux Cégeps et dans d’autres secteurs. Lorsqu’un proche nous nous consulte, nous l’aidons à communiquer avec la victime pour l’encourager, et dans un deuxième temps, à venir vers nous pour intégrer nos services. Près de 1000 appels ont été répertoriés l’an dernier, ce qui représente une augmentation », présente l’adjointe à la direction de la Maison l’Éclaircie Sandra Poulin.

Près de 1000 affiches seront visibles sur le territoire, offrant la possibilité de se questionner et de reconnaitre la violence pour oser agir. Le message formulé Appelle à la maison représente un parallèle entre la sécurité routière et la violence conjugale, qui piquera la curiosité des passants et des conducteurs.

 

 

 

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