Motion de blâme contre la CAQ par Le communautaire à boutte
COMMUNAUTAIRE. Insatisfait de l’écoute publique face à leurs revendications, le mouvement Le communautaire à boutte déposait, le lundi 8 juin, une motion de blâme à l’endroit du gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ).
Des centaines de travailleurs du milieu communautaire se sont rassemblés à Saint-Constant, en Montérégie, devant le bureau de comté de la première ministre. Julie Richard-Nadeau, directrice générale de La Véranda Centre-Femmes en Beauce, participait à cette mobilisation.
« C’était un plus gros rassemblement que ce à quoi je m’attendais. Nous étions plus de 400 personnes à signifier notre découragement. Nos besoins augmentent sans cesse, sans que l’on obtienne le soutien nécessaire », dénonce-t-elle.
Du 23 mars au 2 avril, 39 organismes locaux étaient en grève ou officialisaient leur soutien au mouvement Le communautaire à boutte, dont La Véranda Centre-Femmes. Plusieurs travailleurs s’étaient également déplacés le 2 avril à Québec, afin de manifester leur ras-le-bol devant l’Assemblée nationale.
Le 28 avril, des représentants du mouvement rencontraient les membres du cabinet de la première ministre, Christine Fréchette, et de Chantal Rouleau, ministre de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire.
« On ne voit aucune ouverture du gouvernement. Pendant ce temps-là, on ne répond pas complètement aux besoins [de notre clientèle], sans parler des conditions de travail de nos employés. On fait toujours plus avec moins. Ce problème doit être un enjeu aux prochaines élections provinciales », mentionne Julie Richard-Nadeau.
La Corporation de développement communautaire Beauce-Etchemins (CDCBE), qui soutient la cellule locale du mouvement, penche dans le même sens. « Nous devons trouver une solution […] pour que les milliers de travailleurs et travailleuses du milieu communautaire […] oeuvrent dans des conditions de travail décentes. Pour ce faire, il faut s’asseoir ensemble, établir un fonds d’urgence pour éviter des fermetures imminentes et prévoir un plan de rattrapage réaliste pour assurer la pérennité des organismes communautaires », indique Olivier Turcotte, responsable des communications à la CDCBE.
