Jour du Souvenir: eux, ils n’oublieront pas
SOCIÉTÉ. Le jour du Souvenir, souligné chaque année le 11 novembre, permet à tous d’honorer les sacrifices de ceux et celles qui ont su défendre le pays. Alors que les plus jeunes ignorent tout de sa signification, les anciens combattants, eux, ne sont pas près de l’oublier…
« Il y en a plusieurs qui sont marqués au fer rouge », a imagé l’Adjudant à la retraite Bob Bélanger de Sainte-Marie.
En effet, celui dont le père était du débarquement de Normandie (1944) et dont le grand-père a pris part à la Première Guerre mondiale (1914-1918) sait que la réalité d’un militaire est à la fois difficile et empreinte de vérité.
« Le jour du Souvenir n’est pas montré dans les écoles parce qu’il ne faut pas montrer la guerre, mais la guerre, il y a des gens en arrière de ça. Ils risquent leur vie. […] Les plus vieux le savent, mais l’armée, ce n’est pas juste des fantassins qui se battent. C’est aussi des missions de paix. Le jour du Souvenir permet de se rappeler qu’il y a des gens qui sont allés défendre nos droits; de se rappeler qu’ils nous ont donné la chance de nous exprimer librement », a-t-il commenté.
Mentionnons que M. Bélanger était dans les forces armées entre 1975 et 1995, ceci dans le régiment aéroporté basé à Petawawa (Ontario).
« Le jour du Souvenir, ça nous rappelle nos morts, nos amis, nos frères d’armes qu’on a perdus. C’est une manière de leur donner du respect. Le jour du Souvenir, c’est pour ce que les soldats ont fait, font et feront », a appuyé Dan Tremblay de Vallée-Jonction.
De son côté, M. Tremblay s’était enrôlé dans le but d’apprivoiser son côté rebelle et d’embrasser son désir d’adrénaline. Réserviste au Régiment aéroporté du Saguenay entre 1987 et 1995, il a confirmé que les blessures mentales peuvent être toutes aussi lourdes à porter qu’une blessure causée par une mine antipersonnel.
« Les soldats reviennent au pays, mais il y a une partie d’eux qui reste là-bas », dit-il, en laissant entendre que son passé dans les forces fera invariablement partie de lui, quoi qu’il en soit. « Soldat un jour, soldat toujours », a-t-il résumé.
« Sortir le soldat d’un homme, c’est plus dur que de former un soldat… Malgré tout, je recommencerais demain », d’appuyer Bob Bélanger.
Une fraternité
Rien ne vaut un soldat pour en comprendre un autre. C’est ainsi que Bob Bélanger, Dan Tremblay, et plusieurs autres anciens combattants, se sont regroupés dans le club de motocyclistes Vétéran Nation – Chapitre Québec-12. Chaque année, le groupe amasse des fonds pour une bonne cause par le biais de différentes activités. Le prochain organisme qui profitera de l’effort charitable est Le Berceau de Vallée-Jonction, qui offre de l’aide, des rencontres et du soutien aux jeunes mamans.
