On s’attaque au syndrome reproducteur et respiratoire porcin à Saint-Elzéar

On s’attaque au syndrome reproducteur et respiratoire porcin à Saint-Elzéar

Uniquement à Saint-Elzéar, le SRRP occasionne des pertes de 500 000 $ par année.

Crédit photo : libre de droits

AGRICULTURE. Les gouvernements du Canada et du Québec viennent d’accorder une aide financière pouvant atteindre 192 907 $ pour la réalisation de deux projets relatifs à la santé et au bien-être des porcs. L’annonce a été faite par André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, à l’occasion du Porc Show. L’événement a eu lieu les 11 et 12 décembre derniers au Centre des congrès de Québec.

D’abord, le Réseau Santé Beauce obtient 135 492 $ pour la réalisation du « Projet pilote d’éradication des souches sauvages du syndrome reproducteur et respiratoire porcin (SRRP) dans la municipalité de Saint-Elzéar ». Il faut savoir que le SRRP cause des pertes économiques estimées à 40 M$ par année, depuis 20 ans. Le projet consiste donc à éliminer toutes les souches sauvages du SRRP dans 38 lieux d’élevage. Il servira également d’exemple en la matière, pour les autres groupes de contrôle du Québec.

« Le SRRP est un problème mondial dans l’industrie du porc. Rien que dans la municipalité de Saint-Elzéar, il occasionne des pertes de 500 000 $ par année. Éradiquer les souches de cette maladie permettrait à nos éleveurs de demeurer compétitifs dans un marché mondial où la concurrence est rude. Le porc du Québec a déjà une excellente réputation parmi les consommateurs, il faut faire en sorte de conserver sa renommée », a commenté le ministre Lamontagne.

« La production de porc est un moteur économique important pour notre région. Les conséquences du SRRP font mal aux éleveurs, mais aussi aux personnes qui travaillent dans la transformation alimentaire, la vente et la restauration. Les éleveurs de porcs de la Beauce, et plus particulièrement ceux de Saint-Elzéar, bénéficieront assurément des résultats de ce projet pilote », est d’avis Luc Provençal, député de Beauce-Nord.

Pour sa part, le Centre de développement du porc du Québec reçoit 57 415 $ pour la mise en place de son projet « Évaluation des différentes technologies disponibles pour l’injection de traitements sans aiguille en production porcine ». Cette initiative permettra de réduire les inconvénients liés à certaines interventions pour la santé des porcs. Elle mettra un terme aux blessures accidentelles causées aux travailleurs, tout en augmentant le confort et en diminuant le stress des animaux.

Notons que les subventions sont offertes par l’entremise du Programme de développement sectoriel (25 M$ sur cinq ans), en vertu de l’Accord Canada-Québec de mise en œuvre du Partenariat canadien pour l’agriculture.

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