Marché chinois payant pour les agriculteurs de chez nous ?

Marché chinois payant pour les agriculteurs de chez nous ?

Les débouchés économiques seraient particulièrement intéressants pour les éleveurs porcins.

Crédit photo : L’Éclaireur Progrès - Archives

AGRICULTURE.  > L’Union des producteurs agricoles (UPA) en Chaudière-Appalaches croit que notre région tirera profit de la récente mission commerciale canadienne en Chine.

En novembre, Lawrence MacAulay, ministre fédéral de l’Agriculture et Agroalimentaire, a dirigé sa troisième mission en sol chinois depuis l’élection des libéraux en 2015.

Dès le départ, celui-ci espérait dépasser les résultats de la précédente mission commerciale en Chine. Elle avait généré plus de 300 millions de dollars en nouvelles ventes pour les produits alimentaires canadiens.

«La Chine importe beaucoup de produits agricoles, étant donné qu’il y existe peu de surfaces cultivables ou d’élevage. Les Chinois sont des grands consommateurs de porcs, comme beaucoup d’autres pays asiatiques. Avec nos nombreuses porcheries, ça peut devenir un marché très payant», croit James Allen, président de l’UPA Chaudière-Appalaches.

Toutefois, la guerre commerciale actuelle opposant la Chine et les États-Unis pourrait mettre un bémol à des projets d’exportation.

«Le prix du porc est présentement annexé à celui des États-Unis, d’où des baisses de profits chez les producteurs d’ici. Ça prendrait un meilleur partage des profits entre les éleveurs et les abattoirs, surtout que la Chine possède d’autres bonnes ententes économiques avec le Canada», affirme James Allen.

Soja et boeuf

La culture du soja serait aussi un excellent débouché chinois pour les cultivateurs de cette céréale en Chaudière-Appalaches.

«Les producteurs de soja sont presque tous situés le long du fleuve Saint-Laurent, entre Montmagny et Lotbinière. Comme la Chine veut acheter seulement du soja IP (identité préversée), donc sans OGM, le gain économique sera intéressant chez les producteurs pouvant adapter leur façon de cultiver», mentionne M. Allen.

Quant à l’exportation de bœuf, celui-ci soutient que cette démarche est réservée principalement aux éleveurs de l’Ouest canadien. «Au Québec, on importe du bœuf étant donné notre faible production», rappelle le président de l’UPA Chaudière-Appalaches.

Pour Lawrence MacAulay, exploiter le marché chinois ne peut que renforcer les collectivités rurales d’un océan à l’autre.

«La Chine est le pays le plus peuplé du monde et la deuxième économie mondiale, avec une classe moyenne en pleine croissance. Notre commerce bilatéral de produits agricoles a déjà augmenté de 40 % au cours des quatre dernières années pour atteindre près de dix milliards de dollars. Nous commençons seulement à exploiter le potentiel de ce partenariat», dit le ministre MacAuley.

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