Un débat sous le signe de la politesse en Nouvelle-Beauce

Eric Gourde 
redaction@lavoixdusud.com

Un débat sous le signe de la politesse en Nouvelle-Beauce
Les candidats avaient été conviés à un débat mardi matin par les deux principales chambres de commerce de la région (Photo : Beauce Média - Éric Gourde)

POLITIQUE. Les candidats à l’élection provinciale de la circonscription de Beauce-Nord avaient été convié à un débat, à l’invitations des Chambres de commerces et d’industries de la Nouvelle-Beauce et de Saint-Joseph, mardi dernier, au Centre Caztel de Saint-Marie.

Le débat s’est déroulé sous une formule déjeuner et les candidats ont pu présenter leurs opinions respectives sur quatre thèmes principaux, soit la main-d’œuvre et l’immigration, le développement régional, la santé et l’environnement.

Ainsi, Luc Provençal de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Olivier Dumais du Parti conservateur du Québec (PCQ). Paméla Lavoie-Savard du Parti Québécois (PQ), François Jacques-Côté de Québec Solidaire et Clermont Rouleau, du Parti Libéral du Québec (PLQ), ont pu livrer leurs priorités aux gens présents et aux auditeurs de la radio locale.

Si la grande majorité des échanges ont surtout été consacrés aux plateformes des partis en présence, l’auditoire a pu remarquer plusieurs similitudes entre les différentes propositions, ce qui a possiblement empêché des échanges plus musclés.

Certains ont toutefois pu faire allusion à quelques enjeux locaux, dont le candidat libéral, Clermont Rouleau, par rapport à la nécessité d’un nouveau pont à Saint-Joseph, et le député sortant, candidat de la Coalition Avenir Québec, Luc Provençal, sur la réhabilitation du chemin de fer dans la région.

À chacun son point de vue

Localement, la candidate du Parti Québécois, Paméla Lavoie-Savard, s’est empressée de parler des problèmes de transport qu’on à vivre les gens de la région avec l’absence de taxis en nombre suffisant et suggère de repenser le transport en commun.

Pour le candidat conservateur, Olivier Dumais, la Commission de protection du territoire du territoire agricole est le problème avec lequel doivent composer les élus de la région. Il illustre qu’il n’y a plus de zone blanche dans plusieurs localités, ce qui freine le développement. Il prône une refonte de la loi sur la protection du territoire agricole pour amener davantage de logements, et même que des résidences puissent être construites sur certaines propriétés agricoles.

Le député sortant, Luc Provençal, a tenu à rappeler que 93 % du territoire est agricole et estime que les besoins sont davantage orientés vers le soutien à l’agriculture et sa relève et aussi au maintien de la gestion de l’offre. Il a aussi souligné que des sommes ont été annoncées pour le maintien des services de proximité dans les localités, comme une station-service ou une mini-épicerie.

Le libéral Clermont Rouleau a martelé l’idée que le Québec devait songer rapidement à l’hydrogène vert comme source d’énergie et le candidat Solidaire, François Jacques-Côté, a été le premier à afficher sa déception sur le fait que le gouvernement actuel n’a pas modifié le mode de scrutin avant cette élection. 

Enfin, tous les candidats et la candidate péquiste, à l’exception du député sortant, ont brièvement eu l’occasion de critiquer la gestion de la pandémie par le gouvernement sortant, mis à part le candidat de la CAQ, Luc Provençal. Les principales critiques ont été au niveau de la gestion des mesures, les décrets, les impacts sur les commerces, la lourdeur bureaucratique, en dépit de certaines recommandations.

Pour le maire de Sainte-Marie et préfet de la MRC Nouvelle-Beauce, Gaétan Vachon, le débat a permis aux gens d’en apprendre davantage sur la position de chacun sur certains enjeux. « J’ai compris que le 4 octobre, certains vont changer le monde. Certaines choses m’ont frappé davantage, surtout de se faire dire aujourd’hui que certains candidats souhaitent abolir la taxe sur l’essence et la contribution du Québec (TECQ), j’ai un peu de misère. C’est 6 M$ chez nous à Sainte-Marie. Si je ne l’ai pas, je devrai taxer davantage la population. Par contre, en général, chacun s’est bien débrouillé. On veut quelqu’un qui sera près de nous et qui va nous amener l’aide financière que l’on a besoin, si nous voulons faire avancer nos communautés. »

Préfet de la MRC Beauce-Centre et maire de Saint-Victor, Jonathan V. Bolduc, se réjouissait de voir que les candidats comprenaient les enjeux de la région, mais aurait aimé entendre davantage parler de la pénurie de main-d’œuvre, notamment. « Je comprends que ce sont des plateformes davantage nationales, mais nous avons le plus bas taux de chômage au Québec, ici dans la région. La personne qui sera élue devrait tout de même bien défendre nos enjeux. »

Quant à la directrice générale de la Chambre de commerce en Nouvelle Beauce, Nancy Labbé, elle retient que les candidats ont pu, à chance égale, présenter leurs engagements et que les gens dans la salle ont pu poser un certain nombre de questions. « On espère maintenant que les gens iront voter en grand nombre », espère-t-elle en conclusion.

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Michel G
Michel G
16 jours

Je crois qu’il est important de voter pour un candidat et l’équipe qui aura le pouvoir de favoriser la Beauce. Il faut voter de facon rationnelle et non de facon émotive. Lire un programme fait partie de notre responsabilité. La Beauce doit être du côté du pouvoir.

Loozap
Loozap
16 jours

On ne peut fuir la politique, elle finie toujours par nous rattraper

R. Bouffard
R. Bouffard
16 jours

Mardi matin, j’ai assisté au débat des candidats à Sainte-Marie, organisé par les Chambres de Commerce de Beauce. 

J’avais prévu une question en trois volets aux cinq candidats. Mais on a manqué de temps. Je n’ai pas pu la poser.
 
Depuis des semaines, on a parlé de promesses et dépenses, mais il est aussi important d’avoir un regard sur le passé

Le slogan: Continuons !   

1 – Depuis une couple d’années on a accordé des centaines de millions $$$ aux agences de « Comm » et aux médias, à même nos impôts, ce qui rendait les médias inconfortables, s’ils ne transmettaient pas le message espéré, comme le disait Martine Biron. Ils risquaient des coupures de budget de publicité. 

Voir la vidéo :    
https://drive.google.com/file/d/1GS-68qAJKvQXgDkReQDtNv0m3Hl2gRw-/view

2 – Ces dernières années on a accordé des dizaines de milliards $$$ en contrat gré à gré et sans soumission. 

3 – On a renouvelé 114 fois la loi sur les Mesures d’Urgences, ce qui permettait au gouvernement de ne pas dévoiler tous les détails de ces contrats. 

La question : Est-ce que ça pourrait continuer ?