Saison devancée pour les camerises
AGRICULTURE. La camerise a connu une saison devancée et écourtée en 2026. Selon deux producteurs régionaux, dans Bellechasse et en Beauce, cela ne nuisait pas à la qualité du fruit et son engouement progressif chez les consommateurs.
Pour Denis Carrier, copropriétaire des Camerises St-Philippe à Saint-Anselme, les pluies nombreuses en juin ont accéléré la pousse des camerises. En combinant de fortes chaleurs dès le début juillet, tout était en place pour une récolte rapide.
« Avec toute cette pluie, on n’a pas eu besoin d’irriguer nos 8300 plants. La chaleur amenait un mûrissement extrêmement rapide. On a coupé notre saison de dix jours. Heureusement, nous avons eu beaucoup de visiteurs pour l’autocueillette et nos autres produits », indique M. Carrier, l’entreprise fabriquant notamment son propre gin et son vin de camerises.
Selon Camerise Québec, une association de producteurs québécois, cette petite baie ovale, souvent comparée à une forme allongée du bleuet, possède un goût unique et complexe. Également connue sous le nom de chèvrefeuille, la camerise n’a été introduite au Québec qu’en 2007.
« Même si on a commencé il y a plus de dix ans [avec notre entreprise], ça reste une découverte pour beaucoup de gens. On n’applique aucun pesticide sur le feuillage et les fruits », mentionne Denis Carrier.
À Saint-Séverin, la camerise s’inclut dans l’offre alimentaire de la Ferme Les douceurs du sommet. La récolte de 2500 plants s’étend généralement tout au long de juillet. Au sud de la province, celle-ci s’amorce plutôt à la mi-juin.
« On a connu une saison moyenne. Ça a commencé tôt, mais nous avons récolté à temps tous nos fruits. Comme les plants sont très résistants, ils ne craignaient pas les grands froids en hiver », précise Rudy Vachon, copropriétaire de la ferme.
Possédant aussi une érablière, l’entreprise utilise son sirop et la camerise dans la création de produits. « Il faut surtout se protéger du Jaseur des cèdres (jaseur d’Amérique) qui peut manger rapidement tous nos fruits. C’est pour ça qu’on protège nos plants avec des filets », dit M. Vachon, ajoutant que peu d’insectes ravageurs menacent les camérisiers.
Si vous souhaitez en apprendre davantage sur ce fruit particulier, visitez le site camerisequebec.com.
