Ligne haute tension Appalaches-Bas-Saint-Laurent: une nouvelle rencontre spécialement pour les producteurs
SAINTE-MARIE. Alors dans une période très occupée, par le temps des sucres notamment, bon nombre de producteurs agricoles, acéricoles et forestiers n’avaient pas eu la chance de participer à la consultation publique d’Hydro-Québec du 10 mars dernier à propos du projet de ligne de transport d’électricité Axe Appalaches-Bas-Saint-Laurent. Conséquemment, une nouvelle activité de portes ouvertes a eu lieu ce mardi 2 juin au Centre Caztel de Sainte-Marie.
Ainsi, des représentants de la société d’État ont procédé à une trentaine de rencontres individuelles avec des producteurs directement touchés. Ceci porte à environ 1500 le nombre de personnes qui ont été rencontrées, dont 80 % seraient des propriétaires directement touchés par le projet.
Aux dires d’Alexandre Pelletier, conseiller aux relations avec le milieu pour Hydro-Québec, ceux-ci ont notamment demandé à en savoir plus à propos des tracés, comment Hydro-Québec en était arrivée à ces deux options, quelles sont les compensations offertes en cas d’acquisition de servitudes, etc. Depuis, des demandes d’ajustement ont été faites par des propriétaires et sont actuellement en analyse.
« Nous souhaitons un projet avec le moins d’impact possible. À cette étape, des ajustements sont encore possibles », a-t-il indiqué, en précisant que la population générale était également la bienvenue.
Le projet
On se souviendra qu’en Nouvelle-Beauce, le tracé Nord ne passerait pas directement par Frampton, tandis que le tracé Sud éviterait la municipalité de Sainte-Marguerite. L’autre village verrait alors apparaître environ 10 km de ligne haute tension dans son paysage. Suivront quelque 4 km dans le coin de Saints-Anges, avant de traverser la rivière Chaudière à Sainte-Marie à la hauteur de la Scierie Alexandre Lemay & Fils, ou encore, environ 2 km plus au Sud (vers Vallée-Jonction). Là, la ligne s’étendra sur un peu plus de 5 km sur le territoire de Saint-Elzéar et 6,5 km sur celui de Saint-Séverin.
La période des consultations publiques prendra fin le 19 juin. Suivra un « inventaire de terrain » au cours de l’été, pour finalement choisir un tracé à la fin de l’année ou au début de 2027. Enfin, le déboisement et le début de la construction sont envisageables pour 2029, pour une mise en service en 2034.
Rappelons que le projet prévoit la construction d’une ligne de transport d’environ 260 kilomètres à 315 kV, reliant Saint-Adrien-d’Irlande dans les Appalaches à Saint-Honoré-de-Témiscouata dans le Bas-Saint-Laurent. Le tout vise à soutenir la transition énergétique du Québec et augmenter la production éolienne d’ici 2050.
