Les Québécois, ces bourreaux de travail

Par Mathieu Galarneau
Les Québécois, ces bourreaux de travail
Réserver est la clé pour passer de belles vacances sous la tente.

Les Québécois prennent de moins en moins de vacances, selon un sondage CROP commandé par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, et lorsqu’ils finissent par décrocher, de plus en plus de travailleurs restent en contact avec le bureau.

En effet, deux Québécois sur cinq demeurent en contact avec leur milieu de travail, ce qui a pour conséquence d’engendrer un retour au travail stressé. Ces données sont davantage inquiétantes chez les 18?34 ans qui prennent moins de vacances, réussissent peu à décrocher et sont plus stressés à leur retour.

Le nombre de jours de vacances pris l’été a tendance à diminuer. Les travailleurs prévoient prendre en moyenne 2,0 semaines de vacances cet été, comparativement à 2,2 semaines en 2014 et à 2,3 semaines en 2013. Chez les 18-24, ce n’est que 1,8 semaine qui sera prise en vacances cet été. Aussi, plus d’un Québécois sur dix prévoit ne prendre aucune vacance estivale.

Selon le sondage, un Québécois sur trois a vu son niveau de stress diminué après ses vacances. Cette donnée devrait toutefois être plus élevée, juge l’Ordre.

Prendre ses courriels plutôt qu’un bain de soleil…

Ce sont 18 % des travailleurs qui reviennent au travail plus stressés qu’ils ne l’étaient avant de partir, alors que plusieurs pratiques très simples peuvent prévenir cet état de fait, selon les experts. «Bien planifier son départ est une excellente manière d’éviter un retour stressant. Aussi, couper les ponts lors de son absence permet de faire le vide et ainsi, favorise un retour énergisé et productif», mentionne par voie de communiqué Alexandre Dumouchel, CRHA, de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

Sans surprise, les résultats du sondage démontrent que ceux qui adoptent ce comportement sont davantage stressés à leur retour au bureau que les autres. L’intérêt personnel en est majoritairement la cause (61 %). L’impossibilité de déléguer (27 %), la culture d’entreprise (14 %) et la pression du supérieur immédiat (9 %) sont d’autres raisons évoquées.

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