Les 19 873 élèves auront un enseignant

ÉDUCATION. Pour une troisième année consécutive, le Centre de services scolaire de la Beauce-Etchemin (CSSBE) est fier d’annoncer qu’aucun poste d’enseignant ne sera à pourvoir lors de la rentrée scolaire 2026-2027 sur son territoire, à compter du vendredi 28 août.

Le plus récent bilan dévoilé par le ministère de l’Éducation du Québec (MEQ) du 10 août dénombre seulement un poste à pourvoir au CSSBE. « Ce n’est pas un soupir de soulagement pour nous, c’est une célébration du travail des dernières années. Ça se concrétise par la présence d’un enseignant formé pour chacun de nos élèves. Nous pouvons en être fiers », se réjouit de dire la directrice générale par intérim Karina Roy.

Le CSSBE comptera seulement trois enseignants non légalement qualifiés dans ses rangs en ce début d’année scolaire. Une trentaine d’autres, ayant une formation académique, auront une tolérance d’engagement par le ministère de l’Éducation. Quatre d’entre eux sont en processus de demande d’autorisation provisoire d’enseigner. Les affectations du personnel professionnel et de soutien, ceux-ci n’étaient toujours pas complétés au moment de l’entrevue.

Des besoins inégaux

La situation varie toutefois d’un secteur à l’autre en Chaudière-Appalaches. Selon le bilan du MEQ, 237 postes demeuraient vacants sur la Rive-Sud de Québec. Le Centre de services scolaire des Navigateurs est le plus touché, avec 190 postes à pourvoir. Le CSS de la Côte-du-Sud en comptait 38, tandis que celui des Appalaches cherchait encore à recruter huit enseignants.

« On s’est assuré il y a plusieurs années, quand on a démarré l’entente avec le Centre universitaire des Appalaches, de former des gens d’ici pour nos écoles d’ici. On ne savait même pas que la pénurie d’enseignants allait nous frapper de cette façon. On a été visionnaire à notre façon. […] Encore aujourd’hui, c’est une priorité pour nous de bien accompagner ces futurs enseignants pour leur donner le goût de rester en Beauce », croit la directrice générale par intérim.

Transport scolaire

Le dossier du transport scolaire continue d’évoluer au CSSBE. Selon Mme Roy, la plupart des circuits sont complétés. Des lieux d’embarquement ont été ajoutés dont quatre à Saint-Georges. Les principales assignations à faire demeurent celles concernant les demandes particulières, deuxième adresse ou trajets à pied jugés non sécuritaires. « C’est une année de transition pour nous aussi », rappelle le CSSBE. « Il y aura assurément de l’adaptation jusqu’au dernier moment. » Notons que le sujet avait fait énormément réagir en juin dernier. De nombreux parents avaient dénoncé les coupures et énoncé leurs inquiétudes reliées à celles-ci.