Le myriophylle à épis progresse: le COBARIC souhaite agir
SAINTE-MARIE. Le Grand marais Denis-Sylvain, situé au Domaine Taschereau – Parc nature à Sainte-Marie, est envahi par le myriophylle à épis. Conséquemment, le Comité de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC) cherche actuellement des partenaires financiers afin de planifier et de mettre en œuvre une lutte efficace à cette plante vivace.
Pour le COBARIC, le myriophylle à épis représente une menace concrète. En effet, il se propage très facilement, car un petit morceau peut donner naissance à une nouvelle plante. Sans intervention, il risque de réduire la lumière et l’oxygène disponibles dans l’eau, ce qui met en péril la faune et la flore indigène du marais.
Appel à l’action
Le COBARIC avait donc réalisé une étude en collaboration avec la firme FYTO, ceci grâce au soutien financier du Programme pour la lutte contre les plantes exotiques envahissantes de la Fondation de la faune du Québec, en partenariat avec le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.
Cette étude a notamment permis de réaliser un inventaire de la faune (6 espèces de poissons et 157 espèces d’oiseaux), de visualiser l’étendue de l’invasion et d’en évaluer les effets sur la biodiversité.
Un plan d’action concrète a également été élaboré, incluant le bâchage (couvrir d’une bâche) et l’arrachage, afin de contrôler l’espèce envahissante tout en protégeant les habitats sensibles. Le tout représente un investissement d’environ 400 000 $ sur trois ans.
Pour ce faire, le COBARIC lance maintenant un appel aux organisations, institutions et entreprises souhaitant contribuer concrètement à la protection du Grand marais Denis-Sylvain.
« Le myriophylle à épis prend la place de la biodiversité indigène. Si on ne fait pas la lutte, on vient perdre tout ce pour quoi le marais a été fait », a lancé Véronique Brochu, directrice générale du COBARIC.
De plus, Mme Brochu est d’avis que le marais est une excellente manière de sensibiliser la population à nettoyer leurs embarcations. (Car les plantes envahissantes se propagent de cette manière.)
« Ensemble, nous agissons pour préserver le Grand marais Denis-Sylvain, un habitat clé pour la biodiversité du Domaine Taschereau – Parc nature », a appuyé Fabienne Perreault, directrice générale du parc.
