La Stratégie des marchés publics accueillie positivement

AFFAIRES. La Stratégie gouvernementale des marchés publics 2026-2030, dévoilée le mardi 23 juin dernier par la présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, répond à plusieurs demandes des entreprises selon la Chambre de commerce et d’industrie Nouvelle-Beauce (CCINB).

La nouvelle stratégie gouvernementale prévoit notamment une hausse de 28 % à 33 % de la part des contrats publics adjugés sur la qualité et la valeur plutôt que sur le plus bas soumissionnaire; un critère désuet qui nuit aux PME selon la CCINB.

De plus, le Système électronique d’appels d’offres sera modernisé pour devenir un véritable guichet unique numérisé qui couvre l’ensemble du cycle contractuel, et ciblera 60 % de contrats octroyés aux entreprises québécoises.

« Pour les entreprises de La Nouvelle-Beauce, l’accès aux marchés publics représente une occasion concrète de croissance. Il faut s’assurer que les règles d’approvisionnement permettent réellement aux PME d’ici de participer aux appels d’offres et de faire valoir la qualité de leurs produits et services », a affirmé Marie-Christine Lavoie, présidente-directrice générale de la CCINB.

« La voix des entreprises du Québec a été entendue. Ce que nous demandons à tous les partis politiques, c’est de franchir un pas de plus et de s’engager à mettre fin au critère du plus bas soumissionnaire », a appuyé Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec.

Toutefois, les deux organisations sont d’avis que la stratégie devrait inclure une manière pour les fournisseurs de facturer leurs biens et services grâce à des ententes entre les acheteurs publics et les institutions financières, et ajuster les prix aux appels d’offres, de manière à permettre aux petits fournisseurs de demeurer rentables lors de chocs imprévus (la guerre tarifaire, par exemple).

Mentionnons qu’en 2024-2025, plus de 26 G$ en contrats assujettis à la Loi sur les contrats des organismes publics ont été octroyés au Québec. Selon la CCINB, il s’agit donc d’un levier de développement de marché pour les entreprises d’ici, particulièrement dans le contexte de tensions commerciales et de ralentissement économique actuel. (H.L.)