Un printemps sans inondation majeure ?

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Par Eric Gourde
Un printemps sans inondation majeure ?
À Sainte-Marie, une partie du boulevard Larochelle a été fermée à la circulation. (Photo : Beauce Média - Hubert Lapointe)

URGENCE. Les craintes d’inondations importantes dans la région, en raison de la pluie et de la fonte des glaces dans les rivières, se sont dissipées peu à peu au cours du week-end, même si la situation demeurait sous surveillance en début de semaine.

Après la fermeture du pont de la route 276 à Saint-Joseph jeudi dernier en soirée, la rivière Chaudière est sortie de son lit samedi, avec des inondations mineures à Saint-Lambert, Scott, Sainte-Marie et Vallée-Jonction, ainsi qu’une inondation moyenne du côté de Saint-Joseph.

À Sainte-Marie, une partie du boulevard Larochelle a été fermée à la circulation.

Les glaces ont rapidement disparu sur la Chaudière au cours des derniers jours.

La situation demeurait tout de même encourageante et laissait à penser que des inondations majeures seraient évitées cette année, puisque le niveau de la rivière Chaudière était à la baisse samedi à peu près partout. Le pont à Saint-Joseph a d’ailleurs été rouvert à la circulation dimanche en avant-midi.

Éric Drolet, directeur de la Sécurité civile pour les régions de Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches et Nunavik, anticipait que le dernier week-end pourrait être le moment névralgique du printemps, relativement aux possibilités d’inondations dans la région. « Le pire est sûrement derrière nous. Il y a quelques rivières dont le niveau va remonter au cours des prochains jours avec les pluies de dimanche soir, mais possiblement sans trop de conséquences. »

Même si les chutes de neige n’ont pas été importantes cette année, la hausse rapide du mercure la semaine dernière a causé une fonte rapide des quantités accumulées. « Les glaces ont commencé à bouger dans le secteur de Saint-Georges et Beauceville en début de semaine dernière. Les rivières Chaudière et Beaurivage sont celles que l’on surveillait particulièrement, sauf que d’autres cours d’eau pouvaient causer des surprises. À l’occasion, ça peut être un ruisseau qui bloque à un endroit donné, ça devient toujours difficile à prévoir. »

La Sécurité civile n’a pas l’intention d’abaisser sa surveillance malgré tout. « Les estimations que l’on fait sont surtout basées sur la quantité de neige au sol, les précipitations de neige ou de pluie qui tombe ou qui sont prévues au cours des prochains jours. D’autres instances surveillent aussi d’autres aspects. Comme la neige a fondu presque partout en Chaudière-Appalaches, on peut penser que le pire est derrière nous », conclut M. Drolet.

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