Inondations: création d’un comité d’experts indépendants pour gérer les risques

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Par Andréanne Huot
Inondations: création d’un comité d’experts indépendants pour gérer les risques
Un comité d'experts sera formé pour trouver des solutions durables pour atténuer le risque d'inondation. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Archives)

À la suite des inondations majeures survenues ce printemps, le gouvernement du Québec a mis sur pied un comité d’experts indépendants afin d’évaluer les solutions durables pour diminuer les risques d’inondation de la rivière Chaudière, a indiqué le 13 février le ministre de l’Environnement, Benoît Charette.

Ce comité a pour objectif de faire l’inventaire des solutions porteuses à l’échelle du bassin versant de la rivière et de recommander celles qui seront jugées les meilleures et les plus adaptables pour réduire les risques d’inondation de la rivière. Déjà à l’œuvre, il devra remettre son rapport final au ministre d’ici le 3 avril 2020. Le rapport sera rendu public par la suite.

«Connue pour ses inondations, la rivière Chaudière requiert une attention particulière, surtout en ces temps de changements climatiques. Le gouvernement du Québec s’est engagé à accompagner les municipalités beauceronnes dans leur recherche de solutions durables pour atténuer le risque d’inondation», indique le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoît Charette.

Le comité est formé de Pascale Biron, professeure titulaire au Département de géographie de l’Université Concordia à Montréal, d’Étienne Boucher, professeur au Département de géographie de l’Université du Québec à Montréal et de Wael Taha, ingénieur associé et spécialisé en hydraulique en présence des glaces à la firme de génie-conseil Lasalle NHC.

Une autre étape

«Maintenant que les citoyens sinistrés ont l’accompagnement nécessaire afin de se relocaliser dans des secteurs non inondables, nous devons à présent convenir de solutions qui permettront de réduire les risques de récidive pour le futur et nous serons heureux de travailler de concert avec ce comité d’experts», précise pour sa part Gaétan Vachon, maire de Sainte-Marie et préfet de la MRC Nouvelle-Beauce.

«Il faut absolument bâtir un plan à long terme pour atténuer les impacts d’inondations et donc l’impact sur notre population. Les experts ont obtenu un mandat important et clair dans un délai précis», ajoute Samuel Poulin, député de Beauce-Sud, par voie de communiqué.

Selon Luc Provençal, député de Beauce-Nord, «il est primordial que le comité scientifique mette à profit les connaissances des municipalités qui sont touché.es annuellement par les crues printanières, notamment pour les alimenter sur les facteurs responsables de la formation des embâcles».

La constitution d’un comité d’experts est une des mesures du Plan d’action d’atténuation des risques d’inondation sur la rivière Chaudière qui avait été présenté aux élus locaux le 10 décembre dernier par les ministères des Affaires municipales et de l’Habitation, de la Sécurité publique et de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

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R. Bouffard
R. Bouffard
2 années

Quand j’entends le mot expert ou professeur de Montréal qui ne connaissent pas la région, je suis sceptique.

Par exemple des experts ont conseillé à des propriétaires de maison de faire une enveloppe hydrofuge autour du solage. On a créé des maisons bateau. On a vu le résultat le printemps dernier. En plus, nous avons payée 50 000$ à 60 000$ avec nos impôts pour ces chefs-d’œuvre.

On sait que les personnes non-instruites de la région, par expérience, savent qu’il ne faut pas faire ça. Il faut laisser monter un certain niveau d’eau à l’intérieure du sous-sol pour équilibrer les forces et éviter que la maison ne se soulève ou que le solage s’effondre par la force de l’eau extérieur.

Les experts nous parlent déjà de réchauffement climatique.

On ne pense même pas que l’on a déboisé depuis des décennies et ajouté des surfaces asphaltées et des pieds carrés de couverture de maison. Résultat après un orage ou la fonte des neiges, au lieu de prendre deux jours à l’eau pour se rendre à la rivière, maintenant l’eau peut s’y rendre en deux heures…

Naturellement, une rivière ne se creuse pas, elle s’élargie. Avec le temps, elle se remplie de sable ou de gravier venant des affluents. Il se crée des bancs de terre qui ralentissent le débit. C’est comme un fossé sur une ferme, il faut le nettoyer de temps en temps.

Rappelons qu’il y a quelques années il y avait des régates sur la rivière Chaudière. Si on voulait faire des courses de canot actuellement, le pied des moteurs s’enliseraient dans le gravier.

La solution, il faut nettoyer le fond de la rivière, la draguer pour faciliter le débit.

Allez dire ça à l’environnement…!!!

On devrait consulter des experts non-instruits locaux pour faire l’étude…

Les non-instruits, par expérience, connaissent les solutions…