Élections provinciales: s’engager pour l’économie des régions
AFFAIRES. En vue de la campagne électorale imminente, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et le réseau des chambres de commerce ont profité de leur Grande rencontre annuelle pour demander aux partis politiques de s’engager à alléger la fiscalité des entreprises, à réduire le fardeau réglementaire, et à donner accès aux travailleurs dont les entreprises ont besoin. L’événement a eu lieu ce mardi 9 juin à Granby.
« Il devient de plus en plus difficile d’investir et de faire affaire dans nos régions, à l’échelle du Québec. Nos entreprises croulent sous le poids des tarifs, des taxes, des impôts, des règlements et des délais bureaucratiques qui freinent notre productivité et notre capacité d’investir et d’innover. Le réseau des chambres de commerce appelle tous les partis, les chefs et les candidats en vue des élections du 5 octobre à s’engager à améliorer notre environnement d’affaires », a affirmé Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ.
Concrètement, l’organisation a identifié sept priorités électorales, à savoir: alléger la fiscalité des entreprises (baisser le taux d’imposition des sociétés de 11,5 % à 10 % et réduire les taxes sur la masse salariale des PME), réduire le fardeau réglementaire, relancer le secteur manufacturier en dotant le Québec d’une politique industrielle avec des cibles quantifiables, augmenter la proportion de moyennes et grandes entreprises en développant des incitatifs fiscaux qui seraient bonifiés quand l’acquéreur est québécois, faciliter l’accès aux travailleurs en haussant les seuils d’immigration en fonction de mesures objectives des besoins économiques et de la capacité d’accueil, réaliser notre plein potentiel minier et énergétique en favorisant le développement et la transformation de toutes nos ressources naturelles et en accélérant l’approbation des projets, et enfin, acheter québécois et favoriser la participation des PME aux marchés publics en mettant fin au critère du plus bas soumissionnaire pour utiliser des critères qui favorisent les produits et services d’ici.
« La Nouvelle-Beauce regorge d’entreprises innovantes, ambitieuses et prêtes à investir. Ce que nos entrepreneurs demandent aujourd’hui, ce ne sont pas des privilèges, mais les conditions nécessaires pour poursuivre leur croissance. Que l’on parle de main-d’œuvre, de compétitivité, de développement régional ou d’accès aux marchés, les décisions qui seront prises par le prochain gouvernement auront un impact direct sur la capacité de nos entreprises à créer des emplois, à innover et à faire prospérer notre région. », a appuyé Marie-Christine Lavoie, présidente-directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Nouvelle-Beauce (CCINB). (H.L.)
