Olymel Vallée-Jonction: rien ne va plus

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Par Eric Gourde
Olymel Vallée-Jonction: rien ne va plus
Le conflit perdure chez Olymel à Vallée-Jonction, les deux clans demeurant sur leurs position. (Photo : Eric Gourde redaction@lavoixdusud.com)

CONFLIT. Les positions demeurent fermes chez les deux parties en présence dans l’actuelle négociation entre la direction d’Olymel et le Syndicat des employés de l’usine de Vallée-Jonction.

Après des séances de négociation tenues jeudi et vendredi, aucune entente n’est encore possible malgré une proposition du groupe de conciliation qui avait été accepté par la partie patronale. Le syndicat des employés a finalement quitté la séance n’ayant pas obtenu certains éléments souhaités.
Pour le premier vice-président d’Olymel, Paul Beauchamp, la situation est décevante, alors qu’une grève générale illimitée paralyse les opérations depuis le 28 avril dernier. « Cette proposition de l’équipe de conciliation contenait tous les éléments en mesure de rallier les deux parties. L’attitude des représentants syndicaux est incompréhensible et ne fera que retarder le règlement d’un conflit qui a trop duré ».

Pour le président du syndicat des travailleurs, Martin Maurice, des éléments additionnels auraient pu valoir une présentation de l’entente devant les membres, ce qui n’est pas encore le cas à l’heure actuelle. « Le conciliateur a essayé de rapproché les parties, mais mon mandat est clair. L’employeur est à 5,10 $ pour 6 ans et à 5,70 $ pour 7 ans. Nous avons fait une proposition à 6 $ pour six ans. J’étais prêt à présenter ça, mais pas à le recommander et je n’ai eu aucun retour. »

« La proposition du conciliateur ne contient pas ce que l’on aurait souhaité, mais nous l’avons accepté dans l’objectif de mettre fin au conflit. On ne comprend pas ce qui manque, compte tenu qu’elle contient presque ce qui avait été préalablement présenté. Nous avons dit aux travailleurs que monétairement, plus vous en voulez, plus la durée sera longue. De se retrouver où nous sommes aujourd’hui est incompréhensible », ajoute M. Beauchamp.

Ce dernier ajoute que c’est maintenant aux travailleurs de se prononcer. Quant à Martin Maurice, il ne voit pas quand les deux parties pourront enfin se rejoindre pour mettre un terme au conflit. « L’employeur souhaitait que je présente la proposition du conciliateur. Je vais présenter quelquechose que je suis capable de vendre. Je vais consulter mes membres, mais je me doute de la réponse », dit-il en terminant.

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