Olymel: les négociations reprendront jeudi

Photo de Eric Gourde
Par Eric Gourde
Olymel: les négociations reprendront jeudi
La grève chez Olymel à Vallée-Jonction perdure depuis le 28 avril dernier. (Photo : gracieuseté Louise Leblanc)

CONFLIT. La partie patronale et le syndicat des travailleurs de l’usine d’Olymel à Vallée-Jonction seront de nouveau réunis devant le conciliateur ce jeudi, dans le but de dénouer l’impasse qui les implique.

Près de 850 employés étaient présents lors d’une rencontre tenue à Vallée-Jonction mardi. Le président du syndicat des travailleurs, Martin Maurice, tenait à consulter ses membres et les mettre à jour sur l’évolution de la négociation. « Il était clair que nous avions bien fait de ne pas accepter l’offre du conciliateur et de les consulter sur la marche à suivre. Les travailleurs nous disent de continuer et qu’ils sont derrière nous », résume-t-il.

Le président du syndicat des travailleurs, Martin Maurice, a présenté la situation aux employés de l’usine mardi dernier.

La menace à peine voilée de l’employeur d’une éventuelle fermeture de l’usine ne semble pas avoir ébranlé les travailleurs. « Il était prévu qu’un deuxième quart de travail soit mis en place à l’Ange-Gardien. Ont-ils des employés et sont-ils formés, ça c’est autre chose. Les menaces de fermeture de l’usine ont toujours fait partie des négociations sauf que dans ce cas-ci, c’est la première fois que c’est évoqué. On s’en doutait que ça arriverait un jour. »

Si les deux parties semblent vouloir demeurer sur leurs positions respectives, Martin Maurice évalue que les parties ne sont pas très loin d’une entente. « Nous sommes à 35 cents sur six ans d’un règlement, alors l’employeur a beau dire qu’il est au bout de ses possibilités, sauf que nous sommes-là. »

Sur ce point, le premier vice-président d’Olymel, Paul Beauchamp, estime que la balle est dans le camp des employés. « La proposition du conciliateur, rejetée par le syndicat, amenait l’usine de Vallée-Jonction à des salaires de 35 % supérieurs à la moyenne de nos compétiteurs canadiens. On arrête où ? Le conflit chez Exceldor s’est réglé avec des comparables à la situation actuelle. »

Quant à la menace de fermeture possible de l’usine, M. Beauchamp a tenu à corriger le tir. Je n’ai jamais dit que nous allions fermer l’usine. C’est aux employés de décider de la pérennité du deuxième quart de travail. Si le conflit perdure et que nous perdons trop de travailleurs, nous n’en aurons peut-être plus assez pour repartir le deuxième quart de travail. Il y a eu des investissements de faits à L’Ange-Gardien en vue d’une croissance. Si ça perdure, des parts pourraient aller à l’Ange-Gardien. »

Rappelons qu’une grève générale illimitée paralyse les opérations de l’usine depuis le 28 avril dernier et que plus de 130 000 porcs sont en attente d’être abattus à l’échelle de la province.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires