Deux ans de pandémie : déployer la vaccination à grande échelle

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Par Frederic Desjardins
Deux ans de pandémie : déployer la vaccination à grande échelle
Les taux de vaccination varient selon les secteurs régionaux. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Archives)

Selon le CISSS de Chaudière-Appalaches, la vaccination reste un facteur-clé dans notre bataille contre la COVID-19. La campagne d’immunisation a subi plusieurs transformations depuis son lancement en novembre 2020.

« Il fallait d’abord vacciner les groupes prioritaires, comme les aînés en CHSLD et les gens immunosupprimés. On avait installé nos premiers sites à l’hôpital de Saint-Georges et au centre Paul Gilbert de Lévis », explique Marie-Ève Tanguay, directrice de la vaccination en Chaudière-Appalaches.

En février 2021, la vaccination s’est amorcée à grande échelle dans quatre sites situés à Saint-Georges, Lévis, Thetford Mines et Montmagny. Dès le mois suivant, d’autres sites de proximité ont été mis en place. Sainte-Marie et Saint-Lazare-de-Bellechasse faisaient partie du lot.

Le CISSS a vacciné en premier les 85 ans et plus, les tranches d’âge baissant au fil des semaines. « Nous voulions rejoindre un maximum de personnes le plus rapidement possible. C’était prévu que les gens n’aient pas à parcourir plus de 30 minutes pour recevoir leur dose », dit Mme Tanguay.

Taux de 80 % et plus

Au-delà des sites fixes, les pharmacies, entreprises et écoles ont servi comme lieu de vaccination. Le CISSS de Chaudière-Appalaches a aussi misé sur des cliniques mobiles, sans oublier le Vaccibus se promenant d’une municipalité à l’autre.

« Ça a été une stratégie payante d’aller vers les gens. On prenait toujours le temps de parler avec eux. Nous étions là pour rassurer et déboulonner certains mythes », mentionne Marie-Ève Tanguay.

En date du 4 mars 2022, 83 % des résidents de -Chaudière-Appalaches avaient reçu une première dose de vaccin. Cette statistique baisse à 81 % chez les citoyens vaccinés avec deux doses. Près d’un résident sur deux (49 %) est allé chercher une troisième dose de vaccin.

« Les jeunes étaient plus difficiles à convaincre. Ils peuvent attraper la COVID-19 au travail ou à l’école et la transmettre à des personnes vulnérables », affirme Mme Tanguay, rappelant que Chaudière-Appalaches a souvent été la pire région sur le plan de la transmission virale au Québec.

La vague Omicron a haussé fortement le taux de vaccination régional. « On a battu des records. Des adultes sont venus chercher leur première dose, au même moment où on administrait la deuxième dose chez les 5 à 11 ans », indique Marie-Ève Tanguay.

Des membres des Forces armées canadiennes (FAC) ont prêté main-forte aux cliniques de vaccination à Saint-Georges et Thetford pendant cette vague. « Nous comptions sur une équipe extraordinaire tout au long de la campagne. On n’y serait pas arrivé sans nos retraités en santé et la plateforme Je contribue », dit Mme Tanguay.

Un vaccin annuel ?

Avec la diminution des cas et hospitalisations, les cliniques de vaccination fermeront progressivement. Ce ne sera que partie remise, le CISSS prévoyant vacciner annuellement les gens contre la COVID.

« Ça se déroulerait en même temps que la campagne contre l’influenza. Il sera peut-être possible d’administrer un seul vaccin pour les deux maladies. On a acquis beaucoup d’expérience en vaccination avec la pandémie », conclut Marie-Ève Tanguay.

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