Des établissements sécuritaires et fonctionnels

SANTÉ. Le centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches, déjà au fait du mauvais état de certains bâtiments hospitaliers, maintient que les usagers et le personnel n’ont rien à craindre pour leur sécurité.

« Malgré les besoins de maintien identifiés dans certaines infrastructures, les établissements demeurent sécuritaires et fonctionnels. Les équipes techniques surveillent en continu l’état des bâtiments et interviennent lorsque nécessaire afin d’assurer la continuité des opérations », indique Dominique Lessard, relationniste au CISSS.

L’indice d’état gouvernemental d’une infrastructure publique se définit par cinq indices : A (très bon), B (bon), C (satisfaisant), D (mauvais), E (très mauvais). Au CISSS de Chaudière-Appalaches, 35 bâtiments possèdent la cote D. Un seul est classé E, soit le bâtiment 5 du Centre multiservices de Beauceville, qui compte des locaux techniques et bureaux administratifs.

« La cote d’état D ou E ne signifie pas qu’il [bâtiment] est non sécuritaire. Selon les critères utilisés par le Conseil du trésor, ces cotes indiquent plutôt que des travaux de maintien sont requis afin que l’infrastructure retrouve un état jugé satisfaisant. Il est important de faire la distinction entre une installation et les bâtiments qui la composent. Par exemple, un hôpital est une seule installation, mais peut être constitué de plusieurs bâtiments construits à différentes années, et présentant donc des états variables », mentionne Mme Lessard.

Améliorations à venir

Par rapport à l’Hôtel-Dieu de Lévis, un projet majeur de modernisation demeure en attente des approbations gouvernementales. « Nous attendons présentement le contenu du prochain Plan québécois des infrastructures (PQI) du gouvernement du Québec », confirme Mme Lessard.

Les cotes D observées au CLSC de La Guadeloupe et au bâtiment principal du Sanatorium de Lac-Etchemin (voir l’article en page 3) s’expliquent principalement par l’âge des infrastructures et l’état de certaines composantes.

« Dans les deux cas, l’évaluation touche notamment des éléments comme l’enveloppe du bâtiment (murs, fenêtres, portes), certains systèmes mécaniques et électriques, ainsi que des composantes liées à la plomberie, au drainage et aux aménagements extérieurs. Certains travaux sont déjà en cours ou planifiés », confirme Dominique Lessard.

Pour répondre au maintien des actifs immobiliers, des enveloppes budgétaires sont accordées annuellement par Santé Québec. Les établissements planifient les travaux, en fonction des priorités identifiées et ressources financières disponibles.

« Nous priorisons au plus urgent avec les moyens qui nous sont octroyés. De façon générale, lorsque des travaux doivent être réalisés dans une installation, ceux-ci sont planifiés de manière à limiter les impacts sur les activités cliniques et sur les services offerts à la population. Si nous occupons des locaux loués, qui ne correspondent plus à nos besoins, le CISSS retourne en appel d’offres pour trouver des lieux adaptés à notre charte de qualité », dit Mme Lessard.

Santé Québec, par courriel, confirme au journal que « les établissements disposent d’une autonomie dans la gestion de leur enveloppe de maintien d’actifs, ce qui leur permet de prioriser les interventions en fonction des réalités locales ».