Cybersécurité : éviter les catastrophes dans nos PME 

AFFAIRES.  La firme MI-Consultants, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Georges (CCISG), tenait un événement de sensibilisation, le jeudi 26 mars au Georgesville, outillant les PME face aux enjeux de la cybersécurité.

En 2026, l’ère du numérique accentue sa présence dans nos vies. C’est vrai pour l’ensemble des citoyens, mais encore plus chez les petites et moyennes entreprises selon Marco Gagné, président de MI-Consultants.

« En étant plus connectés, nous nous exposons davantage aux menaces des cyberattaques. Les pirates [informatiques], pour faire des coups rapides, attaquent des petites et moyennes entreprises. La montée de l’intelligence artificielle les rend plus agiles. Certaines PME sont moins protégées pour différentes raisons, contrairement aux grandes entreprises », précise M. Gagné.  

L’implantation de la loi 25, sur la protection des renseignements personnels, oblige également les entreprises à hausser leur vigilance. À cela s’ajoutent des exigences strictes chez les assureurs, sans oublier une perte de confiance potentielle des clients en cas de cyberattaque ou du partage de documents sensibles.

« Ça prend des années pour monter une réputation, mais peu de temps pour la perdre. Nous rencontrons beaucoup d’organisations qui croient être protégées, sans vraiment savoir ce qui est en place », dit Isabelle Lebreton, directrice générale de MI-Consultants.

Travailler en amont

Selon MI-Consultants, 60 % des cyberattaques actuelles ciblent les PME. Neuf attaques sur dix, soit 90 %, commencent par un simple courriel malveillant. Le coût moyen d’une cyberattaque est estimé à 53 000 $ comme perte pour l’entreprise. Celle-ci fait aussi face à une hausse de ses primes d’assurance, dans une fourchette de 30 % à 50 % en moyenne.

Exposant des cas réels de failles entrepreneuriales en cybersécurité, Marco Gagné et Isabelle Lebreton comptaient sur la présence de Daniel Girard, architecte en cybersécurité, pour répondre notamment aux questions des entrepreneurs présents.  

« Présentement, une PME sur quatre est jugée trop à risque après une attaque. Ça prend de trois à dix jours pour relancer les opérations. Pendant ce temps, les ventes sont à zéro. Ça montre l’importance de travailler en amont par la prudence, la protection, la formation et la surveillance », rappelait Daniel Girard, qui invite entre autres les PME à s’outiller auprès de professionnels et à utiliser le score de sécurité Microsoft du portail Microsoft Defender.