Les Keybecwises : de retour dans la neige du Québec

Les Keybecwises : de retour dans la neige du Québec

Marie France, Josée et Anik dans le décor fabuleux du désert marocain.

Crédit photo : gracieuseté

AVENTURE.  > Après avoir passé le début de novembre dans le sable chaud du désert marocain, les aventurières du trio Keybecwise doivent maintenant se réhabituer à la poudreuse du Québec!

Anik Cadieu, Marie-France Roy et Josée Veilleux, que Beauce Média vous a présentées en août dernier, ont finalement relevé le défi du  Trek Rose Trip  une épreuve toute féminine qui regroupait près de 300 participantes, dont une centaine du Québec, regroupées en équipe de trois.

Chaque jour, les équipes recevaient un roadbook  et une boussole et devaient s’orienter pour découvrir les balises plantées çà et là dans le désert, et ce, en s’égarant le moins possible pour obtenir un bon chrono.

«C’est une fabuleuse aventure», a indiqué Josée, encore sur un nuage. Nous l’avons rencontré chez elle en compagnie de Marie-France.

«C’est incroyable tout le travail fait par l’organisation pour créer un tel bivouac en plein désert, un véritable village avec les tentes pour dormir, les douches, les toilettes, les cuisines, etc. Et le tout sur des tapis», ajoute Marie-France.

Quelques déboires

Bon… Les épreuves ne se sont pas toujours déroulées comme prévues pour le trio. Ainsi, la première journée, des déficiences dans les équipements de positionnement les ont obligés à revenir trois fois au bivouac, leur faisant perdre de précieux points. «Nous avons tenté, Marie-France et moi, de plaider notre cause, mais en vain», dit Josée qui prend le tout en riant… aujourd’hui.

Une autre fois, alors qu’elles recherchaient la balise numéro neuf, Josée en aperçoit une au loin, et c’était bien la neuf. «Sauf que, ce n’était pas la balise de notre parcours, mais celle d’un autre. Si, au lieu de tourner pour aller vers cette balise, nous avions continué tout droit, nous aurions trouvé la borne juste de l’autre côté de la dune», précise Marie-France.

Autre anecdote : au retour de la première journée, Anik était terriblement mal en point et les services de santé sont venus prendre des nouvelles. «J’ai mal au cœur», a-t-elle dit sans savoir que cela ne veut pas dire la même chose pour des ambulanciers français qui croyaient qu’elle était en train de faire une crise cardiaque! Mais non, ce n’était qu’un malaise et elle a pu reprendre la route le lendemain, au grand soulagement de ses coéquipières.

Une dernière anecdote concerne l’un de leur commanditaire qu’elles mettaient bien en vue à la porte de leur tente : le Porc du Québec. «Dans un pays musulman, cela faisait de l’effet», s’exclaffe Josée.

Prochains défis?

Finalement, elles ont terminé à quelle position? «Cela n’a pas trop d’importance, précise Josée. Malgré les déboires des premières boucles, nous avons complété la dernière en sixième position, ce qui n’est pas mal».

Mais au-delà de la compétition, ce que les Keybecwises retiendront de l’expérience c’est la grande solidarité entre les participantes venues d’un peu partout au monde. «Nous avons maintenant un magnifique carnet d’adresses».

Et maintenant, sont-elles prêtes pour une nouvelle aventure? «C’est sûr que cela nous a donné la piqûre, mais c’est beaucoup de travail, d’organisation, de sollicitation. J’aimerais bien participer au Trophée Roses des Andes en Argentine.  Mais dans ce cas, il faut un budget beaucoup plus gros puisque le trajet se fait en jeep», rêve Josée.

Il se peut que cela ne demeure qu’un rêve, mais qui sait?

 

 

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