Josée Gaudreau: une passion tatouée sur le cœur

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Par Hubert Lapointe
Josée Gaudreau: une passion tatouée sur le cœur
Josée Gaudreau de Scott s’est donnée le mandat de faire reluire l'image de sa profession. (Photo : Kelly Rose Photographe)

SCOTT. Par le passé, le tatouage était très mal vu, et qui plus est, une chasse gardée masculine. Aujourd’hui, le métier a changé du tout au tout, mais les mentalités tardent à évoluer. Une absurdité que Josée Gaudreau, alias « Mary A Josey. – artiste MAJ » de Scott, espère bien transformer…

« À cette heure, un médecin peut être tatoué. Les tatouages sont littéralement des œuvres d’art, mais être tatoueuse est encore un métier mal vu. Même opprimé. Je veux changer les mentalités », a-t-elle commenté, en ajoutant qu’il y a de nos jours davantage de gens qui pratiquent le métier, tandis qu’on retrouve plus de tatoueuses que de tatoueurs. « Le nombre grandissant d’artistes demande à ce qu’il y ait plus d’encadrement dans cette discipline pour y gagner le respect du métier, pour nous donner la crédibilité qu’on mérite, les professionnels. »

Tout le monde aime les tatouages, mais l’image des tatoueurs laisse encore à désirer.

Au petit écran

Afin d’y remédier, elle avait d’abord pensé à créer une émission de télévision qui dévoilerait son travail. C’était presque chose faite avec le docuréalité « Les Tatoueuses », qui présente le quotidien à son ancien salon de tatouage: Elle M Ink à Saint-Georges. Toutefois, plutôt que de montrer les beautés et les difficultés du métier, on y voit surtout une équipe de jeunes femmes qui semblent tout faire, sauf des tatouages.

« Ce n’est pas ça que je voulais montrer. Je voulais aider les gens à trouver leur tatouage, je voulais montrer le travail de pionnières… C’est une bonne production, mais ça manque de coordination et ça a été tourné trop vite (de septembre à novembre 2019) », a-t-elle prononcé.

« Les Tatoueuses » est disponible sur la plateforme qub.ca/vrai/les-tatoueuses, ainsi que sur l’application Qub. Josée Gaudreau partage l’écran avec ses anciennes collègues Maude Lachance, Vicky Bureau, Sarah-Ann Poulin, Jessy Boulet et Tricia Gilbert.

Josée Gaudreau, alias « Mary A Josey. – artiste MAJ ». (Photo Kelly Rose Photographe)

Un parcours coloré

Pour gagner du respect en tant que tatoueuse, ça prend beaucoup de temps. « Le tatouage n’était pas inné. J’ai dû travailler et étudier. »

En ce qui la concerne, Josée Gaudreau a débuté en tant qu’apprentie et secrétaire du tatoueur Charles Ouellet à l’âge de 18 ans pour ensuite faire ses premières armes avec lui à 25 ans. Elle a également une formation de maquillage permanent avec feu Ginette Di Cesar. Elle a ensuite suivi diverses formations et rendez-vous de perfectionnement auprès de Sammy Pettracco (Italie), Patrick Lafrance (Tattoo 13 de Laval), Jimmy James (Sainte-Hénédine), Marc Gaudreault (Saguenay), Sam Cabana (Granby) et plusieurs autres.

Pendant ce temps, elle tente de développer sa carrière d’artiste peintre, de poursuivre son service de massothérapie (un métier qu’elle pratique en parallèle depuis 2009), d’obtenir la permission de devenir dépositaire des produits Radiant et de mettre sur pied une gamme de produits et de matériel de tatouage fabriqués au Québec pour faciliter le travail du tatoueur au quotient, et ce, tout en faisant rouler son studio MAJ Ink Tattoo à Sainte-Marie.

« C’est un métier très inconnu. J’aimerais qu’il y ait un cours obligatoire au Québec pour devenir tatoueur, avec des balises claires. Comme ça, on serait respecté. Il y aurait une crédibilité », a-t-elle lancé. Mentionnons qu’elle a déjà commencé à attirer l’attention du domaine de l’éducation en ce sens, mais le projet demeure embryonnaire pour le moment.

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Henriette Ferland
Henriette Ferland
1 mois

J’aimerais savoir où est son studio.