Porter un casque pourrait sauver votre vie 

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Par Frederic Desjardins
Porter un casque pourrait sauver votre vie 
Simon Poulin, fondateur et directeur de l’organisme Avec toute ma tête, Samuel Poulin, responsable du Secrétariat à la jeunesse et député de Beauce-Sud, Pierre C. Poulin, pédiatre retraité, et Chantale Ruel, porte-parole de la tournée Jamais sans mon casque pour la région Chaudière-Appalaches. (Photo : L’Éclaireur Progrès - Frédéric Desjardins)

La tournée provinciale « Jamais sans mon casque » sensibilise la population à l’importance de porter un casque lors d’activités récréatives et sportives, comme le vélo, le ski, la planche à neige et la planche à roulettes. En Chaudière-Appalaches, elle a été lancée officiellement le jeudi 14 octobre.

Initiée par l’organisme Avec toute ma tête, la tournée possède un porte-parole dans chaque région. Chantale Ruel, agricultrice à Saint-Gervais et mère de quatre enfants, a subi un important accident de vélo le 21 mai 2016.

En roulant avec un groupe d’amies, sa roue arrière est sortie de la Cycloroute de Bellechasse. Après une vaine tentative de remontée, Chantale Ruel a subi une chute s’étant conclue par une commotion cérébrale.

« Si je n’avais pas eu mon casque, je ne me serais jamais réhabilitée à faire du vélo sur les pistes cyclables. J’ai vu des gens avec des traumas crâniens dans différentes circonstances. Les séquelles peuvent aller de la paraplégie jusqu’à la mort. Dans notre famille, on a fait le choix de porter notre casque depuis longtemps », mentionne cette dernière.

Rencontres sur le terrain

Simon Poulin, fondateur et directeur d’Avec toute ma tête, a créé plusieurs partenariats pour faire passer son message de sécurité. L’organisme compte notamment sur le soutien du Secrétariat à la jeunesse, sous la responsabilité de Samuel Poulin, député de Beauce-Sud.

D’ici la fin de l’année, plus de 9 000 casques de vélo auront été remis à des enfants québécois provenant de familles à faible revenu. « Durant la pandémie, beaucoup de gens se sont tournés vers le vélo. Ne pas avoir les moyens d’acheter un casque ne devrait pas être une option pour assurer la sécurité de nos jeunes », dit Samuel Poulin.

La tournée cible beaucoup les jeunes, un groupe plus récalcitrant au port du casque. « On se déplace dans les endroits où ils sont, comme les écoles, les maisons des jeunes, les camps de jour et les parcs de planche à roulettes. Un casque, ça protège la partie la plus importante du corps : le cerveau », rappelle Simon Poulin.

Avis pédiatrique

Présent au lancement de la tournée, Pierre C. Poulin, pédiatre retraité, a observé beaucoup d’accidents cérébraux évitables durant sa pratique médicale.

« Le coin du lobe temporel est la zone la plus fragile du crâne. Un traumatisme au niveau de la tempe peut causer une hémorragie cérébrale importante. Plusieurs études prouvent que le port du casque diminue les risques d’un traumatisme crânien. Quand je fais du vélo, je porte toujours mon casque », affirme Pierre C. Poulin.

Pour connaître les détails de la tournée et obtenir des informations sur le port du casque et les blessures à la tête, visitez jamaissansmoncasque.org.

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