Richard Lehoux de retour au travail

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Par Hubert Lapointe
Richard Lehoux de retour au travail
Richard Lehoux, député de Beauce. (Photo : Beauce Média - Hubert Lapointe)

POLITIQUE. Dès le lendemain des élections du lundi 20 septembre dernier, le député fédéral de Beauce Richard Lehoux était de retour en poste. Avec ses 48,3 % des voix, le député conservateur tient à remercier les Beaucerons de lui avoir démontré leur appui d’une manière aussi significative.

« Je prends ma victoire avec humilité. Je veux être le porte-parole des Beaucerons à Ottawa, pas le porte-parole d’Ottawa dans la Beauce », a-t-il résumé.

Lors de sa campagne, M. Lehoux dit avoir visité la quarantaine de municipalités du territoire à de multiples occasions. Chaque fois, il a été accueilli chaleureusement et a pris en note les inquiétudes des électeurs. Notamment, la bonification des pensions de vieillesse et l’amélioration de la téléphonie cellulaire font partie des interrogations qui revenaient le plus souvent.

« C’est une question de sécurité. Commençons par donner le même service à tout le monde. On est là, on existe. Les Beaucerons, ce ne sont pas des citoyens de seconde classe », a-t-il martelé.

Un énorme enjeu

Il le sait, le principal enjeu de son nouveau mandat est le manque de main-d’œuvre. « Ça crée un frein important à la reprise économique. La moitié des entreprises affichent “Nous embauchons”. Il faut mettre l’épaule à la roue le plus rapidement possible. J’espère que le gouvernement Trudeau a compris le message… », a-t-il soufflé, en ajoutant que de nombreuses entreprises auraient des projets de développement en tête, mais elles demeurent coincées, faute de main-d’œuvre.

Entre autres solutions, Richard Lehoux propose d’améliorer la fiscalité afin de donner envie aux personnes retraitées de donner un coup de main. De plus, il souhaiterait diminuer la lourdeur de la paperasse administrative et les « délais abominables » pour l’embauche de travailleurs étrangers, ainsi qu’adapter le seuil des 10 % maximum de travailleurs étrangers par entreprise aux taux de chômage des régions. « Pourquoi le fixer partout à 10 %? Le Canada n’est pas peinturé tout de la même couleur! », a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, s’il a pu constater que la robotisation progresse depuis 5 ou 10 ans, il n’empêche que ça prend des personnes qui respirent pour s’en occuper. Dans le même ordre d’idées, soutenir financièrement les initiatives locales en transport collectif pourrait favoriser l’accueil de nouveaux arrivants.

Il faut savoir que depuis sa première élection en 2019, M. Lehoux a tenté à maintes reprises d’interpeller le ministre canadien de l’Immigration, Marco Mendicino, mais il demeure toujours sans réponse. Or, si le ministre a su s’éclipser en mode virtuel, une fois au Parlement, Richard Lehoux promet être tenace. « Je vais le prendre par la main et je vais l’amener en Beauce, a-t-il imagé. Je suis sensible au développement économique de nos ruralités. [… ] Il faut avoir une vision plus à moyen et à long terme, partout au Canada. »

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