Les leçons de Georges St-Pierre

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Par Hubert Lapointe
Les leçons de Georges St-Pierre
Georges St-Pierre a livré ses clés du succès. (Photo : Beauce Média - Hubert Lapointe)

SCOTT. La planète entière connait l’athlète d’arts martiaux mixtes Georges St-Pierre. Mais, peu de gens peuvent se vanter de connaître la personne cachée derrière le combattant. Le mercredi 15 septembre dernier à La cache à Maxime de Scott, quelque 300 personnes (à l’œil) sont venues écouter le sportif parler non pas de ses succès, mais de comment il a vaincu les embûches pour réussir.

Au cours de la soirée, un panel d’invités a eu l’occasion de poser des questions à Georges St-Pierre. Ceux-ci sont Jasmin Grondin de BVA, Audrey Painchaud du BLVD 102,1, Antoine Desrosiers du O101,5, le conférencier Jean-François Lacasse, Daniel Voyer du Club Kiwanis et Jeannyl Gilbert, enseignant de Vallée-Jonction et initiateur de l’événement.

Rappelons que la rencontre était organisée par le Groupe Performance, un regroupement de gens d’affaires dont l’objectif est de démontrer un parallèle entre le sport de haut niveau et la réussite entrepreneuriale.

À la fin, les profits, qui dépasseront la barre des 8000 $ (le résultat officiel n’est pas encore connu), seront remis au Club Kiwanis. L’organisme utilisera la somme pour l’achat de vêtements d’hiver et de cadeaux de Noël pour les enfants de familles défavorisées de la région. Il faut soulever qu’en fin de soirée, un encan a permis d’aller chercher un montant de 6100 $, soit 2000 $ pour un chandail des Canadiens autographié par Jean Béliveau, et 4100 $ pour un cadre autographié du combat de Georges St-Pierre contre Nick Diaz, doublé d’un forfait à La cache à Maxime.

Georges St-Pierre.

Le message

S’il sait qu’on ne voit généralement de lui que les moments glorieux, il a confirmé avoir vécu bien des hauts et des bas, tout au long de sa vie. Et, s’il a su se hisser au sommet de son art, c’est notamment en y consacrant beaucoup d’effort, en persévérant, en s’adaptant, et en s’entourant d’une équipe de gens compétents en qui il pouvait avoir confiance. « C’est dur d’être champion, mais c’est encore plus dur de rester champion, parce que tu deviens la cible. […] J’ai eu envie d’abandonner plein de fois », a-t-il indiqué.

Pour les parents, il a notamment laissé entendre qu’il est impossible de savoir quelles seront les prédispositions de leurs enfants lorsqu’ils sont en bas âge. À titre d’exemple, il devine que même s’il suivait le même entraînement, il n’arriverait jamais à courir comme Usain Bolt, et inversement.

Pour les jeunes qui vivent des moments difficiles, il a lancé le message que si nous exerçons un certain contrôle sur notre environnement, il y a certaines choses sur lesquelles nous n’en avons aucun. Dans ces circonstances, il faut apprendre à lâcher prise, ne pas se faire d’attente et faire du mieux que l’on peut. Ayant lui-même souffert d’une dépression en 2014, il a rappelé qu’il n’y a pas de honte à « se retirer » un moment et qu’il ne faut surtout pas juger les autres, car chaque personne est différente.

Également, il a soutenu que la peur est à la fois normale et nécessaire. L’important est de savoir la canaliser. « C’est normal d’avoir peur, c’est un signe d’intelligence, parce qu’on ne veut pas travailler aussi fort pour ensuite échouer. Il n’y a pas de courage sans peur. […] C’est important de faire des choses hors de sa zone de confort pour pouvoir avancer. Personnellement, la peur aiguise mes sens. Elle me permet d’être plus explosif, plus concentré. Il faut apprendre à vivre avec et s’en servir comme d’un allié. »

Dans le même ordre d’idées, si le chemin semble plus facile pour les familles fortunées, il croit que le jeune moins bien nanti ne doit pas s’apitoyer sur son sort. « Il faut que tu travailles fort. Puis, tu vas tomber et il va falloir que tu te relèves. Il n’y a rien de gratuit dans la vie. À franchir des obstacles, on bâtit notre seuil de tolérance. Ceux qui ont tout cuit dans le bec vont frapper un mur. Ils ne veulent pas travailler, parce qu’ils n’ont jamais eu d’obstacle, dit-il, en remerciant ses parents de lui avoir inculqué l’importance du travail bien fait. […] Dans la vie, on arrête d’avoir du succès quand on est satisfait. Le secret est de toujours se mettre des objectifs à aller chercher », a-t-il prononcé, en affirmant n’avoir toujours pas atteint son propre idéal.

En guise de conclusion, Georges St-Pierre a énuméré ce qui forme selon lui les cinq clés du succès, à savoir: se demander ce que l’on veut devenir, se tenir loin des personnes négatives, travailler fort, investir sur soi-même et redonner au suivant. « Les meilleurs acteurs et les meilleurs athlètes ont un point un commun: ils sont capables de s’adapter. […] Celui qui gagne n’est pas le meilleur combattant. Celui qui gagne est celui qui combat le mieux le soir du combat… »

Plusieurs membres du public ont eu la chance de se faire prendre en photo avec Georges St-Pierre.
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