Sainte-Hénédine: Michel Duval se retire

Eric Gourde 
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Sainte-Hénédine: Michel Duval se retire
Michel Duval quittera après huit années à la mairie de Sainte-Hénédine. (Photo :  Beauce Média - Éric Gourde)

MUNICIPAL.  L’actuel maire de Sainte-Hénédine, Michel Duval, annonce qu’il ne sollicitera pas de nouveau mandat à l’occasion de l’élection municipale de novembre.

Il estime qu’après huit années à favoriser la bonne marche de sa municipalité, il est temps de tirer sa révérence et de laisser à d’autres l’opportunité de poursuivre sa croissance et donner l’essor nécessaire pour qu’elle se démarque. « J’ai 68 ans et pendant les huit dernières années, j’ai dû m’empêcher de faire certaines choses, dont voyager. Quand j’ai commencé mon premier mandat, j’étais encore à l’emploi du gouvernement. J’ai quitté prématurément pour me consacrer davantage à la fonction de maire. Je voulais être actif dans ma communauté. »

Il ajoute que même s’il s’est présenté à titre individuel, avoir été très bien accepté par la population. « Un avantage que j’avais, je ne suis pas natif d’ici. Je n’avais donc pas de parti pris et je pense avoir été équitable avec tout le monde. Je n’avais pas d’équipe avec moi non plus et j’ai vécu avec ça. Je suis très satisfait de ce que nous avons fait et je pense que j’ai fait ma part.

Chargé de projets à Revenu-Québec à titre d’informaticien au moment de son arrivée en politique municipale, Michel Duval trace un bilan satisfaisant de son passage à la mairie. Sous sa gouverne, certains projets ont pu se matérialiser à Sainte-Hénédine, dont l’agrandissement de l’école primaire et l’ajout d’un gymnase dont bénéficie aussi la population, de nouveaux logements d’habitation et l’implantation de nouvelles politiques à l’identité de la communauté. La concrétisation de la voie cyclable entre Scott et Saint-Anselme devrait suivre prochainement, selon lui. « Les loisirs et amener un peu de dynamisme ont été mon cheval de bataille. J’ai toujours misé sur le mieux-vivre de la population. Ma priorité, c’était ça. Il n’y avait plus de terrain de tennis, le terrain de balle n’était plus sécuritaire non plus. »

De nouvelles réalités

La perte de certains services a toutefois été difficile à absorber au cours des dernières années, avoue M. Duval, particulièrement au niveau de la caisse Desjardins, d’Unicoop et de sa quincaillerie, en plus du service d’essence pendant un certain temps. « Si tu commences à perdre tes services de proximité, c’est une dévitalisation qui commence. Il faut se méfier de ces tendances. Heureusement, nous ne sommes pas très loin de Sainte-Marie ou Lévis pour certaines choses. »

Un constat qu’il affirme sans hésiter, Sainte-Hénédine ne sera jamais un nid pour les grandes entreprises manufacturières ou encore les commerces. « Maintenant, les commerces qui souhaitent être florissants doivent être près des principales artères de transport. Nous avions le siège social d’Unicoop et l’abattoir Dubreuil dans le passé et même les industries Normand. Ce n’est plus ça aujourd’hui. »

Il observe que sa municipalité vit une croissance comme toutes les autres de la région et sa proximité avec les centres urbains de Lévis et Québec favorisera son expansion, selon lui, d’où la nécessité pour la prochaine administration de veiller à rendre d’autres espaces disponibles dans le périmètre urbain de la localité.

« De nouvelles familles s’installent depuis quelques années à Sainte-Hénédine et celles-ci apportent un élan de dynamisme. Nous ne sommes pas un endroit balnéaire. Nous sommes sur un territoire à majorité agricole et les gens qui viennent s’établir chez nous doivent le comprendre. Nous avons un beau petit milieu urbain et il s’agit de l’entretenir. La municipalité sait où elle s’en va », à son avis.

En terminant, Michel Duval est de celles et ceux qui croient que des fusions municipales ne sont pas à écarter, mais à favoriser, pour différentes raisons. « Les ressources humaines sont rares dans le milieu municipal et des gens qui veulent demeurer dans une communauté et composer avec la critique, c’est de plus en plus difficile à trouver. Il devra y avoir des regroupements ou un partage de certaines ressources, car les normes et exigences gouvernementales sont fastidieuses. Ça n’a plus d’allure. »

Il juge que pour les prochaines années, le prochain conseil aura encore des défis à relever, dont la recherche d’eau, de nouvelles obligations pour l’environnement, l’agrandissement en plus du renouvellement et la rétention des ressources humaines. « Même si la CAQ avait dit vouloir donner plus de latitude aux localités, ce n’est pas le cas. La MRC prend de plus en plus de place, car elle a des professionnels et des équipes pour répondre à certains besoins. On a dû en déléguer des responsabilités pour toutes ces raisons. »

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